Le milieu humide aménagé dans le secteur du chemin Saint-Damien constitue un projet compensatoire pour la perte d’autres milieux humides autour du Complexe Jonquière.

Rio Tinto: 400 000 $ en travaux compensatoires

La construction de la nouvelle usine de filtration est l’occasion pour Rio Tinto (RT) d’investir 400 000 $ dans la restauration d’un milieu humide du secteur du chemin Saint-Damien.

La visite de chantier a permis à Hélène Pinard, conseillère principale en environnement chez RT, d’inviter les journalistes sur le terrain, propriété de la compagnie, qui a été débarrassé d’un volume équivalent à un camion de déchets pour laisser place à la plantation de 5500 arbres.

Avec la collaboration de biologistes et l’accord du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, les milieux humides ont fait l’objet d’inventaires et ont été aménagés en rives pour assurer la qualité de l’habitat de l’épinoche, une espèce poisson.

Un chenal de 75 mètres, des structures de protection comme des glissières de sécurité et des clôtures métalliques en enrochement, notamment, ont été aménagés. Ces plans d’eau sont la tête du ruisseau Deschênes qui se déverse dans le Saguenay.

Ce milieu avait été passablement affecté par les passages à répétition de VTT, motoneiges et autres véhicules hors route.

Mme Pinard a expliqué qu’il a été démontré qu’autour du Complexe Jonquière, jusque dans les années 60, il existait des milieux humides et des ruisseaux qui ont disparu. « Nous avons cherché un terrain pour réaliser un projet de compensation. Nous avions le choix de faire un chèque destiné au Fonds vert du Québec ou encore un projet de compensation », a mentionné Mme Pinard.

Les travaux d’aménagement réalisés en collaboration avec l’organisme Eurêko, entre autres, feront l’objet d’un suivi environnemental dans les trois prochaines années.