La suspension sans solde pour une durée de 20 heures d'un employé de l'Usine Alma de RTA a semé la grogne parmi les syndiqués.

Rien pour améliorer le climat de travail

Le Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA) a déposé une plainte officielle aux responsables de la Sûreté de Rio Tinto Alcan (RTA) pour une histoire de vols d'enveloppes et peut-être d'argent.
Cette histoire de plainte fait suite à la suspension sans solde de 20 heures, considérée comme injustifiée par le syndicat, d'un travailleur qui a claqué la porte du bureau de son contremaître à la suite d'une discussion. Rien pour améliorer le climat de travail, déjà tendu, à l'intérieur de l'usine.
Selon les informations obtenues par Le Quotidien, le travailleur syndiqué y serait allé avec un peu trop de conviction en sortant du bureau. Il serait retourné s'excuser immédiatement à son supérieur, mais celui-ci lui aurait tout de même imposé la suspension.
À la suite de l'événement, les officiers syndicaux auraient conseillé à l'employé de recevoir la suspension étant donné qu'il avait tout de même posé un geste déplacé. Mais ils lui ont indiqué que des enveloppes seraient placées sur les tableaux réservés au syndicat afin que ses collègues puissent faire des dons pour compenser une partie des pertes.
Sauf que les enveloppes auraient été retirées des tableaux sans que le syndicat en soit avisé. Les officiers syndicaux les ont retrouvées dans la corbeille du bureau du contremaître.
«Je ne peux pas commenter beaucoup ce dossier étant donné que c'est sous enquête et que je ne veux pas nuire au processus, lance Hugues Villeneuve, président du syndicat. Mais il est vrai que nous avons déposé une plainte aux responsables de la sécurité à la Sûreté de RTA. On attend les résultats de cette enquête. »
Advenant que les enveloppes aient disparu, il reste maintenant à savoir si elles contenaient des sommes d'argent.
Au syndicat, on ne cache pas que cette suspension pourrait faire reculer les relations de travail à ce qu'elles étaient au lendemain du lock-out de six mois en 2012. Elles étaient alors très tendues.
Selon certaines sources, les choses s'étaient améliorées récemment.
Du côté de RTA, la porte-parole Claudine Gagnon a avoué ne pas avoir été mise au courant de cette affaire.
«Mais d'une façon ou d'une autre, il n'est pas dans notre politique de commenter publiquement les dossiers qui touchent nos employés. Une affaire comme celle-là sera traitée à l'interne ", a-t-elle indiqué.
Sbegin@lequotidien.com