Le candidat conservateur Richard Martel a l’intention de faire campagne jusqu’à la dernière seconde même si le sondage Segma Le Quotidien-Radio-Canada lui accordait une confortable avance sur son adversaire libérale Lina Boivin.

Richard Martel sera en campagne jusqu’à la dernière seconde

«Le gouvernement libéral veut faire de la politique de rattrapage à quatre jours du vote. C’est difficile de faire du rattrapage quand vous avez laissé une circonscription comme Chicoutimi-Le Fjord orpheline pendant six mois.»

Le candidat conservateur Richard Martel a l’intention de faire campagne jusqu’à la dernière seconde même si le sondage Segma Le Quotidien-Radio-Canada lui accordait une confortable avance sur son adversaire libérale Lina Boivin. Il a profité de son bilan de campagne pour attaquer de nouveau le premier ministre « qui a ignoré la circonscription».

«On me dit que ce n’est pas grave, que les dossiers avancent malgré l’absence d’un député. Ce n’est pas ce que les gens qui ont des projets me disent. Si les dossiers avancent sans député, pourquoi on les met en place», a questionné Richard Martel.

L’ex-entraîneur a fait sa première sortie de candidat conservateur dans le cadre d’une partie de hockey entre les anciens Nordiques et des joueurs de Petit-Saguenay. Richard Martel s’est rapidement retrouvé derrière le banc de l’équipe locale.

«J’ai constaté que le comté de Chicoutimi-Le Fjord est vaste. Depuis, j’ai visité et analysé chaque recoin du comté. J’ai lié des contacts avec les gens. J’ai toujours parlé aux gens, que ce soit dans les bons moments ou les mauvais moments de ma carrière. Si tu n’aimes pas parler aux gens, tu dois sortir de la politique», estime Richard Martel.

Pendant cette très longue campagne (six mois), le candidat conservateur a mis l’accent sur les dossiers économiques avec ses interlocuteurs. Il signale que la voie maritime du Saguenay est au coeur du développement économique de la région et entend s’y consacrer dès son élection.

«Nous avons des dossiers qui n’avancent pas. On a besoin des autorisations du gouvernement fédéral pour la desserte maritime d’Arianne Phosphate sur la rive nord. C’est majeur pour notre économie et ça prend un député pour s’en occuper.»

«C’est comme l’aéroport de Bagotville. Ça prend une réfection de l’approche du terminal. Rien ne se fait et chacun se retourne la balle sans proposer de solution. Il faut un député qui s’y intéresse pour réussir à moderniser cette infrastructure.»

Richard Martel s’est engagé en fin de campagne à protéger les travailleurs de l’industrie forestière dont l’emploi pourrait être fragilisé par la mise en place de la stratégie fédérale de rétablissement du caribou forestier. Encore vendredi, le candidat a renouvelé cette volonté de défendre fermement ce secteur économique névralgique pour la région. Il note le silence de ses adversaires sur cet enjeu de premier plan.

Le candidat conservateur a été seul sur la patinoire pendant de longs mois et n’a pas raté l’occasion de profiter de cet avantage. Il est au travail depuis janvier et affirme ne pas ressentir de fatigue. «Quand tu aimes ce que tu fais, ce n’est pas fatigant.»

Sur le plan du contenu, le candidat conservateur dit constater que les citoyens ne sont pas contents des décisions du gouvernement. Ils n’ont pas aimé se faire abandonner et le candidat a même dit avoir eu l’impression de jouer le rôle qu’aurait normalement dû jouer un bon député pendant cette campagne.

D’ici dimanche soir, Richard Martel va poursuivre ses déplacements à travers la circonscription. Il souhaite rencontrer le plus grand nombre d’électeurs possible afin de les convaincre d’appuyer sa candidature et d’aller voter.