Critiqué par le bloquiste Mario Simard, Richard Martel affirme s’être lui aussi porté à la défense de l’industrie de l’aluminium.
Critiqué par le bloquiste Mario Simard, Richard Martel affirme s’être lui aussi porté à la défense de l’industrie de l’aluminium.

Richard Martel se porte lui aussi à la défense de l’industrie de l’aluminium

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
Le député de Chicoutimi-Le Fjord aux Communes, Richard Martel, a présenté à la délégation régionale en visite à Ottawa mercredi les propositions de l’opposition officielle pour protéger l’industrie de l’aluminium dans le cadre de la mise en oeuvre de l’Accord Canada/États-Unis/Mexique (ACÉUM) qui entrera en vigueur dans les prochains mois.

Richard Martel a été critiqué par le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, pour son absence lors du point de presse tenu par la délégation régionale qui regroupait le maire d’Alma Marc Asselin, la mairesse Josée Néron de Saguenay ainsi que les dirigeants syndicaux Alain Gagnon d’Unifor et Sylvain Maltais des Métallos. Le député de Chicoutimi-Le Fjord a préféré tenir une rencontre entre la délégation régionale et un groupe de collègues du caucus conservateur québécois.

« Je suis content de constater que nos propositions concrètes et constructives résonnent avec les acteurs socio-économiques de notre milieu. D’ailleurs, quelques-unes de ces propositions avaient été soumises dans notre plate-forme régionale en campagne électorale. Voici ce que les conservateurs proposent à la table des négociations », a soutenu le député conservateur dans un communiqué émis après la rencontre.

Les solutions proposées par l’opposition officielle ressemblent à celles soulevées par les autres partis d’opposition. La principale recommandation concerne « un plan d’action et un échéancier de moins d’un an afin d’assurer la traçabilité de l’aluminium sur le continent de l’Amérique du Nord, et que les États-Unis et le Mexique mettent en place le même contrôle robuste sur leurs importations que nous au Canada. »

Ils exigent aussi une plus grande transparence concernant l’aide de 2 G$ mise à la disposition de l’industrie pour contrer les effets de la surtaxe sur les exportations canadiennes d’aluminium et d’acier vers les États-Unis. La délégation régionale a quant à elle demandé à ce qu’une somme de 1,3 G$ soit remise à des organismes du milieu afin de soutenir le développement des projets pour l’aluminium primaire ainsi que le secteur de la deuxième transformation.

Les conservateurs proposent plusieurs autres mesures de moindre importance, mais qui pourraient permettre de soutenir l’industrie au cours des prochaines années. Il est question de politique d’achat à faible empreinte carbone, du développement de l’économie circulaire dans le secteur de l’aluminium ainsi qu’une étude sur les délais et les coûts de construction des usines afin de rendre l’industrie plus compétitive.

« Nous avons des innovations qui sont en tête de file à l’échelle mondiale. Qu’on parle de ELYSIS ou de AP60, j’ai pu voir de mes deux yeux ce qui se fait au Saguenay en matière de l’aluminium. J’en suis extrêmement fier. Je suis content de pouvoir appuyer ces travailleurs en aluminium, non seulement pour une croissance économique, mais aussi pour la protection de l’environnement », a répondu le premier ministre Justin Trudeau à la question du député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord.