Richard Martel trouve inconcevable que le Québec n’ait pas à sa disposition un ministre responsable de Développement économique Canada (DEC) comme c’était le cas dans le passé.

Richard Martel prêt à aider Arianne Phosphate

Le candidat du Parti conservateur à l’élection partielle dans Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, entend être l’homme de la situation afin de faire avancer les grands dossiers d’investissements régionaux, dont celui de la mise en exploitation de la future mine Arianne Phosphate, au lac à Paul.

Lors d’une conférence de presse tenue à La Baie, M. Martel, accompagné de Jean-Sébastien David, chef des opérations d’Arianne Phosphate, et de Luc Boivin, président-directeur général de la Fromagerie Boivin, a mentionné que la circonscription a besoin d’un élu qui saura apporter des réponses aux investisseurs et créateurs d’emplois. « Arianne Phosphate a besoin d’un terminal maritime sur la rive nord du Saguenay afin de recevoir son concentré d’apatite. C’est un dossier qui traîne et je vais appuyer ce projet-là », a déclaré le candidat.

M. David a précisé que le dossier de l’aménagement du terminal a été initié il y a trois ans et demi et qu’il ne manque que les autorisations de Pêches et Océans Canada. « Ça fait deux ans qu’on attend et ça traîne. »

M. David affirme que cette absence d’autorisation constitue un sérieux handicap lorsque vient le temps de négocier avec des clients potentiels et des banquiers pour obtenir du financement. « M. Martel comprend très bien l’enjeu. On dit ‘‘pouvez-vous nous aider pour dénouer cette impasse’’. »

M. Martel s’est prononcé en faveur de la conversion de quatre brise-glaces par les Chantiers Davie, susceptibles d’avoir des répercussions économiques à La Baie, ainsi que pour l’agrandissement de l’aéroport de Bagotville. 

Le développement de pistes haute route à la station de ski du Mont-Édouard ainsi qu’un appui à la gestion de l’offre en matière agricole constituent d’autres engagements.

M. Martel a dit trouver inconcevable que le Québec n’ait pas à sa disposition un ministre responsable de Développement économique Canada (DEC) comme c’était le cas dans le passé sous les conservateurs afin d’aller soutirer des subventions et de l’aide financière pour les entreprises.

Transformation laitière

Quant à Luc Boivin, ce dernier s’en est pris au gouvernement actuel qui avait promis de l’aide financière de 100 M $ pour accompagner les usines de transformation laitière à la suite de la mise en application de l’accord de libre-échange avec l’Europe et de l’entrée sur le marché canadien de 17 000 tonnes de fromage. Il affirme que l’ouverture du marché canadien contribue à diminuer les marges pour les agriculteurs et transformateurs d’ici.

M. Boivin a déploré également que dans le cadre de la révision du Guide alimentaire canadien, de moins en moins de place soit laissée à la consommation des produits laitiers. « On a travaillé avec le gouvernement en place. Denis Lemieux, on l’a rencontré souvent sur le sujet, mais c’est comme si on parlait à un mur. »