Le député conservateur Richard Martel a l’impression que la campagne électorale se poursuit depuis le premier jour où il a décidé de faire le saut en politique. Il apprécie chaque jour depuis et entend tout donner pour aider son parti à former un gouvernement majoritaire.

Richard Martel: en campagne depuis son élection

Le député conservateur de Chicoutimi–Le Fjord, Richard Martel, n’entend pas modifier ses habitudes en fonction de la campagne électorale. Il compte bien maintenir le rythme qu’il s’impose depuis son élection, alors qu’il a démontré qu’il était possible pour le Parti conservateur du Canada (PCC) de revenir en force au Québec en allant chercher un siège appartenant au gouvernement.

Richard Martel admet candidement qu’il ne sait pas trop comment la prochaine campagne va changer ses habitudes. « Depuis que j’ai commencé ma première campagne électorale, j’ai l’impression de toujours être en campagne. Ça va faire deux élections en deux ans », précise le député, rencontré dans les locaux de son bureau de Chicoutimi.

Malgré sa brève expérience en politique, Richard Martel est conscient que dans le cadre d’une élection générale, il est plus difficile pour un candidat de faire ressortir ses qualités. Selon l’élu, les campagnes modernes mettent en évidence les chefs, et il estime que l’élection partielle lui a permis de vendre ses qualités personnelles. De plus, Richard Martel s’attend à ce que le paysage soit différent à l’automne.

« C’est plus difficile pour un candidat, mais je crois que les gens sont quand même en mesure d’apprécier le travail qui a été fait. C’est aussi différent dans une région », reprend le politicien.

Dès son élection, Richard Martel s’est assuré de mettre en place une équipe structurée afin de répondre aux citoyens qui se présentent au bureau et qui, dans bien des cas, ont épuisé tous leurs recours. « Quand les gens viennent nous voir, c’est souvent un problème qui dure depuis quelques années. Le travail que nous faisons pour aider ces citoyens ne fait pas la une des journaux. Mais c’est un travail important. »

Richard Martel a toujours aimé jongler avec les statistiques du temps où il était derrière un banc de hockey. Il a conservé cette habitude et exige que chaque dossier d’un citoyen fasse l’objet d’un suivi jusqu’à ce que le problème soit résolu. Chaque personne qui se présente à son bureau a droit à un retour ; il s’agit d’un engagement fondamental pour le député conservateur.

Le député conservateur Richard Martel a l’impression que la campagne électorale se poursuit depuis le premier jour où il a décidé de faire le saut en politique. Il apprécie chaque jour depuis et entend tout donner pour aider son parti à former un gouvernement majoritaire.

Nez à nez avec les libéraux

À partir de la victoire de Richard Martel, les conservateurs ont vu une ouverture au Québec. Ils sont maintenant nez à nez avec les libéraux. Richard Martel ne vise rien de moins que de faire partie d’un gouvernement majoritaire et compte bien être un joueur important vers le pouvoir.

« Quand tu vas en politique, tu le fais pour atteindre le pouvoir. C’est ce que je souhaite. On sait aussi aujourd’hui que les gens aiment bien changer régulièrement. Ce n’est plus comme avant, a constaté l’ex-entraîneur de hockey. Quand j’ai décidé de joindre les rangs conservateurs, j’ai aussi choisi de faire partie de la formation qui aspire à former le gouvernement. Le Parti conservateur rejoignait mes valeurs, et il serait surprenant que ce soit un autre parti que nous ou les libéraux qui forme le prochain gouvernement. »

Questionné sur les enjeux de la prochaine campagne électorale, Richard Martel a déjà une bonne idée pour la région avec les dossiers économiques que sont la gestion de l’offre, le dossier du caribou forestier et l’économie en général.

« L’économie va très bien partout dans le monde. Ce serait terrible si le Canada avait des problèmes », avance le candidat, qui est aussi à l’aise avec l’environnement.

De plus, M. Martel affirme que sa formation politique a déjà son programme électoral.

« Le Canada est un pays de ressources naturelles. Qu’est-ce que vous voulez ? Il faut bien les exploiter », affirme Richard Martel, en réponse à ceux qui tentent de diaboliser le parti d’Andrew Scheer, identifié comme la formation politique la plus favorable à l’exploitation du pétrole.

Pour Richard Martel, le Canada est un grand pays, et il faut tenir compte des particularités de toutes les provinces.

Dans le cadre de son travail de député de l’opposition officielle, Richard Martel a appris qu’il fallait entretenir de bonnes relations avec les titulaires des ministères au sein du gouvernement. Il a aussi les yeux sur les différents programmes gouvernementaux qui peuvent s’appliquer dans sa circonscription.

+
SAUT EN POLITIQUE: AUCUN REGRET

Richard Martel ne regrettera jamais le jour où il a mis une croix sur sa carrière derrière un banc de hockey pour tenter sa chance dans une élection partielle à titre de député fédéral conservateur.

«Il faut être opportuniste», évoque Richard Martel. Tout au long de l’entrevue, le politicien a repris le langage du hockey pour bien exprimer sa pensée.

«Quand la chance se présente, il faut la saisir. Après, il faut livrer la marchandise», enchaîne Richard Martel.

Après moins de deux ans en politique, il considère avoir cheminé et pris l’expérience nécessaire pour se sentir à l’aise. Il considère ce changement bénéfique et a pris goût à ce nouveau rôle.

«Je ne me voyais pas faire autre chose que de travailler dans le public. Pendant toute ma carrière, j’ai toujours été bien accueilli par les gens. Je me suis dit que je devais retourner la pareille.»

Il a aussi appris que la politique, malgré ce que plusieurs croient, peut avoir des conséquences très importantes dans la vie des gens. «Quand tu perds un match de hockey, l’amateur est un peu fâché, mais va revenir le lendemain. C’est un divertissement. Quand un travailleur a des problèmes avec le chômage, c’est la réalité. Il a raison de se fâcher, et notre travail est de l’aider.»

Aujourd’hui, Richard Martel a une tout autre vision du rôle d’un député ou d’un politicien. Il sait que la personne qui occupe cette fonction peut avoir une influence considérable dans la vie de tous les jours de ses concitoyens et entend bien assumer ce rôle jusqu’au bout.