Le grand patron de Résolu, Richard Garneau.

Richard Garneau déçu

Je n'en reviens pas que des personnes doutent d'un projet dans lequel Produits forestiers Résolu et un homme d'affaires comme Bertrand Fradet investissent; qu'elles ne le jugent pas sérieux!»
Silencieux depuis le mouvement de contestation entourant un règlement d'emprunt de 6 M$ de la ville de Saint-Félicien pour amener les infrastructures d'accueil pour les Serres Toundra, le grand patron de Résolu, Richard Garneau, a tenu à exprimer son étonnement. «Si notre compagnie pensait qu'il s'agissait d'un projet qui n'était pas solide, est-ce qu'on aurait cédé des terrains à la ville et investi des sommes importantes dans ce projet? Si on embarque pour 40% en actionnariat, c'est qu'on y croit», tranche-t-il.
Il rappelle que le maire Alfred Hamel avait pris des risques dans les années 70 pour favoriser la venue de l'usine de pâte de Saint-Félicien. «Les dirigeants n'avaient pas d'expérience dans le domaine à ce moment. Donohue avait seulement une usine à Comtois. Regardez aujourd'hui l'importance de cette usine pour l'économie locale. Il faut des fois montrer de la vision et prendre des risques», mentionne-t-il.
Richard Garneau est persuadé que le projet de serres de concombres va se concrétiser, que les emplois seront au rendez-vous. «Une municipalité comme Saint-Félicien ne peut pas se passer d'un investissement qui pourrait créer 400 emplois», souligne-t-il.