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Voici l’une des esquisses réalisées par une firme d’architectes afin d’alimenter la réflexion des décideurs à l’UQAC.
Voici l’une des esquisses réalisées par une firme d’architectes afin d’alimenter la réflexion des décideurs à l’UQAC.

Rêver une forêt d’enseignement plus accessible

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
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Après avoir fait l’annonce d’un plan d’investissement de 25 millions de dollars la semaine dernière, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) rêve déjà à de nouvelles infrastructures, notamment à la Forêt d’Enseignement et de Recherche Simoncouche (FERS). Avant d’entreprendre une réflexion stratégique à ce sujet, l’UQAC a fait faire des croquis des possibles installations qui font déjà rêver.

Dans un large bâtiment en bois, avec d’énormes fenêtres donnant sur la forêt d’enseignement, un groupe d’étudiants est réuni dans une salle ultramoderne dans le cadre d’une retraite de créativité. Dans une salle adjacente, un groupe de chercheurs se prépare à aller installer des dispositifs de recherche sur le terrain. Dans la nouvelle section dédiée à l’hébergement, un groupe de touristes se prépare pour une expédition de raquettes en forêt.

Esquisses réalisées par une firme d’architectes afin d’alimenter la réflexion des décideurs à l’UQAC.

Cette situation est fictive, du moins pour l’instant, car aucun investissement n’a encore été annoncé pour rénover les infrastructures de la FERS. Mais c’est un projet qui risque fort de se réaliser dans un horizon de trois à cinq ans. Du moins, c’est ce que souhaite Frédéric Desgagné, directeur du Service des immeubles et équipements de l’UQAC. « L’UQAC a l’intention de développer la forêt d’enseignement, qui est un joyau à nos yeux », dit-il.

Pour l’instant, aucune décision n’a été prise, mais l’université souhaite rendre le site plus accessible, tant pour la communauté universitaire que pour le grand public.

L’UQAC a la ferme intention de développer la forêt d’enseignement et de Recherche Simoncouche. Il s’agit d’un véritable joyau, aux yeux de ses dirigeants

« On réfléchit sérieusement à développer un aspect récréotouristique », ajoute le directeur, en soulignant qu’il n’est pas possible d’accueillir beaucoup de gens à l’heure actuelle, faute d’une structure d’accueil adéquate.

C’est pour bonifier les infrastructures au lac du Dépôt que ce dernier a confié un petit mandat à une firme d’architectes pour savoir à quoi pourraient ressembler de futurs aménagements. Et les esquisses font rêver ! « Les réactions sont extrêmement positives jusqu’à maintenant », remarque Frédéric Desgagné, en ajoutant que le travail de réflexion se poursuivra à ce sujet au cours des prochains mois.

L’UQAC songe à développer des projets récréotouristiques à ses installations de la Forêt d’Enseignement et de Recherche Simoncouche.

À seulement 20 minutes de l’UQAC

À une vingtaine de minutes en voiture de l’université, la FERS offre énormément d’opportunités. « Ça nous permet d’offrir des cours d’une demi-journée sur le site », souligne Patrick Nadeau, du Service des immeubles et équipements de l’UQAC.

Ouvrir la porte au grand public permettrait à l’UQAC de créer un lien avec la communauté et de faire connaître un secteur forestier méconnu, même si la plupart des automobilistes ont remarqué l’emplacement de la forêt d’enseignement située en bordure de la route 175.

Esquisses réalisées par une firme d’architectes afin d’alimenter la réflexion des décideurs à l’UQAC.

Simoncouche 101

La FERS couvre 2801 hectares de forêt boréale mixte, et ce, à une vingtaine de minutes de l’UQAC, sur la route 175. Comme les 15 autres forêts d’enseignement au Québec, Québec a cédé la gestion et la responsabilité de ces territoires, qui se trouvent sur les terres publiques de l’État, à des universités. Ainsi, les universités doivent gérer les opérations forestières sur leur territoire, ce qui leur permet de générer des revenus. À Simoncouche, ces revenus sont réinjectés dans les opérations de la forêt d’enseignement, remarque Patrick Nadeau.

À l’heure actuelle, on retrouve un chalet d’accueil près du lac Simoncouche, lequel compte deux salles polyvalentes d’enseignement et de recherche et un pavillon de recherche. Plus de 220 activités y sont organisées chaque année, en grande partie pour les besoins de cours de l’UQAC, mais aussi par les cégeps de Chicoutimi et de Jonquière, tout comme des rencontres de partenaires, comme Rio Tinto.

L’UQAC aimerait offrir des retraites de créativité à la forêt d’enseignement.

Plusieurs projets de recherche y sont aussi menés, notamment sur la séquestration du carbone, sur l’écologie végétale, faunique et aquatique, sur les changements climatiques et sur la survie en forêt.

L’étymologie du terme Simoncouche n’a jamais été attestée, mais selon la meilleure information disponible, le terme voudrait dire « là où l’aigle pêcheur niche ». Étant donné qu’un bâtiment était installé en bordure du lac Simoncouche lors de la création de la FERS, ce nom a été retenu.

Fait à noter, le bâtiment d’accueil de la forêt d’enseignement est aussi appelé la « Maison-Blanche ». Ce bâtiment était à l’époque situé à l’ancienne barrière de la Réserve faunique des Laurentides, pour contrôler la vitesse et l’affluence », explique Patrick Nadeau, alors qu’une maison noire était du côté de Québec. La « Maison-Blanche » a été par la suite déménagée en bordure du lac Simoncouche, où elle se trouve aujourd’hui.

L’UQAC souhaite maintenant développer le secteur du lac du Dépôt, où l’on retrouve seulement un petit chalet qui « est plus qu’à bout d’âge », dit-on. « On voudrait construire un bâtiment qui permettrait de faire des retraites de créativité », lance Frédéric Desgagné.