Stéphane Dion, directeur des relations publiques à Revenu Québec

Revenu Québec explique son virage clientèle

L’élection de la Coalition avenir Québec est l’occasion pour Revenu Québec d’expliquer le virage clientèle qu’il a entrepris, il y a trois ans, afin de redorer son image tout en rendant de meilleurs services aux contribuables de la province.

De passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean afin de rencontrer les représentants et le personnel de circonscription des députés régionaux, Stéphane Dion, directeur des relations publiques à Revenu Québec, explique que le but de cette tournée est de les doter des outils pour répondre aux contribuables.

« Dans le passé, il y a eu beaucoup de critiques à l’endroit de Revenu Québec, entre autres sur les méthodes de vérifications. On ne s’attend pas que les gens aiment Revenu Québec puisque nous sommes dans un système d’autocotisations. Notre objectif primordial est que les gens aient confiance en Revenu Québec », explique-t-il.

Dans le cadre de sa nouvelle approche, Revenu Québec souhaite transporter le message voulant que ce ministère est présent afin d’aider les contribuables et non pas pour les mettre en faillite, même s’ils font l’objet d’une vérification.

« Nous avons aussi adopté une charte des droits des contribuables et mandataires dont le chien de garde est le Bureau de la protection des droits des contribuables, une instance autonome et indépendante qui n’est pas partie aux opérations du ministère », explique M. Dion. Cette nouvelle charte a permis de réduire le nombre de plaintes de 40 %.

Toujours dans le but d’aider les citoyens, Revenu Québec a mis sur pied une équipe d’accompagnement pour les gens d’affaires et particuliers qui désirent fonder leur entreprise. Les membres de cette équipe peuvent accompagner les fondateurs d’entreprises afin de leur expliquer les systèmes de taxation, prélèvement des déductions à la source, etc. afin d’éviter que tout parte croche et fasse l’objet d’importantes accumulations de sommes dues au fisc.

MEV

Invité à se prononcer sur les secteurs où les pertes fiscales ont été les plus importantes dans le passé, M. Dion rappelle que le monde de la construction et de la restauration arrivent en tête de liste. La mise en place en 2011 des modules d’enregistrement des ventes (MEV) obligent maintenant les restaurateurs à émettre une facture avec code à barres, une innovation spécifique à Revenu Québec. Selon les chiffres disponibles, des pertes de 420 millions $ étaient évaluées annuellement. Depuis huit ans, c’est une cagnotte de 2,2 milliards $ qui a été récupérée, permettant de rétablir une saine concurrence entre les restaurateurs.

À compter de décembre 2019, des MEV seront installés dans les taxis, une mesure qui s’appliquera avec la collaboration de l’industrie. Les pertes fiscales sont estimées à 72 millions $ annuellement dans le secteur. L’industrie du taxi n’est pas soumise à la règle du petit fournisseur qui permet de ne pas prélever de taxes de vente jusqu’à un maximum de 30 000 $.

Le commerce en ligne, avec la présence des Facebook, Google, Amazon, etc., n’échappe plus aux règles de la taxe de vente provinciale depuis le 1er janvier. Jusqu’à maintenant, 80 entreprises hors Québec se sont enregistrées auprès de Revenu Québec afin de remettre les taxes prélevées.