La Coalition main rouge a tenu une manifestation pour la justice sociale devant l’hôpital de Chicoutimi, mardi matin.

Réunis pour la justice sociale

La Coalition main rouge a manifesté devant l’hôpital de Chicoutimi, mardi matin. Plus de 25 personnes étaient rassemblées afin de revendiquer un réinvestissement dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome dans le cadre de la Journée mondiale pour la justice sociale.

Les manifestants issus du milieu syndical et de groupes communautaires, ainsi que des féministes et des étudiants se sont mobilisés pour la sauvegarde et le développement du filet social qui, estiment-ils, s’est effrité au cours des dernières années. 

« Ce matin, on rencontre les travailleurs et les usagers afin de les sensibiliser à l’idée du filet social. Au cours d’une vie humaine, on passe par des épreuves. On a besoin d’un filet social pour nous rattraper. On veut attaquer le mythe qui veut qu’on s’en sorte seul dans la vie », affirme Annie Maisonneuve, porte-parole du groupe qui dénonce des services publics détériorés, des programmes sociaux démantelés et de l’action communautaire sous-financée. 

La Coalition main rouge estime que le gouvernement pourrait aller chercher des milliards de dollars avec des mesures fiscales plus équitables. 

« L’idée, c’est de faire des choix fiscaux différents. Le gouvernement a fanfaronné l’an dernier après avoir annoncé un des plus importants surplus de l’histoire du Québec, pourtant réalisés au détriment de la population. Au lieu de réinvestir massivement, il annonce des baisses d’impôts. Protéger le filet social, c’est un choix politique. Il y a moyen d’aller chercher des milliards juste en luttant contre les paradis fiscaux. Mettez vos culottes, on va en avoir de l’argent pour réinvestir dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome », affirme la porte-parole. 

Des manifestations semblables se tenaient un peu partout au Québec. 

« Ici, on a choisi de manifester devant l’hôpital de Chicoutimi qui est un symbole assez fort du démantèlement des services publics. On est aussi solidaires avec les infirmières et les travailleurs du réseau de la santé en général. On appuie aussi les travailleuses en CPE », souligne Annie Maisonneuve.