Jean-Charles Fortin
Jean-Charles Fortin

Retour aux sources pour le 20e Rase-O-thon Marie-Hélène Côté

La 20e édition du Rase-O-thon Marie-Hèlène Côté de la fondation Sur la pointe des pieds sera bien différente, cette année, en raison de la pandémie de coronavirus. Du 18 au 29 mai, les participants devront raser leur tête à la maison afin de soutenir les jeunes atteints du cancer. Ils pourront ensuite envoyer des photos et des vidéos à la fondation en vue du grand dévoilement des dons amassés le 13 juin.

Le président de la Fondation Sur la pointe des pieds, Jean-Charles Fortin, a qualifié le dévoilement final de « retour en arrière ». En effet, les organisateurs ont profité de la situation pour retourner aux sources.

« Lors du tout premier Rase-O-thon, ça s’était fait dans la cour arrière des parents de Marie-Hélène Côté à Saint-Bruno au Lac-Saint-Jean. Et là, le 13 juin, pour le dévoilement, nous ferons une captation en direct de son père Réjean Côté qui va se faire raser dans sa cour, comme il y a 20 ans », a expliqué le président.

M. Fortin a été agréablement surpris de constater que les participants du Rase-O-thon souhaitaient continuer l’aventure lorsqu’il les a sondés sur la tenue de la campagne. « Les gens sont conscients que la pandémie est une chose, mais en dépit de cela, les jeunes atteints de cancer ont toujours les mêmes problèmes », a-t-il ajouté.

Dans le contexte actuel, les objectifs monétaires visés ont changé, comme l’a mentionné le président de la Fondation. « Au départ, on visait 100 000 $, mais on serait très content avec 50 000 $. En fait, cette année, ce n’est pas le montant l’important, c’est que les gens réalisent que malgré la pandémie, les jeunes ont des besoins. »

Il rappelle d’ailleurs qu’il est toujours possible de s’inscrire au Rase-O-thon, et ce, jusqu’au 29 mai.

D’autres changements

À la suite de l’annulation de l’expédition en ski prévue à la fin avril au Nunavik, les membres de la fondation Sur la pointe des pieds ont tenu à rappeler aux jeunes qu’ils ne sont pas seuls. De là, le concept Nord en boîte est né. « On a envoyé un colis à chacun. Le colis contenait des enveloppes et des boîtes à ouvrir chaque jour. C’étaient des activités à réaliser, soit chacun chez soi ou virtuellement », a dévoilé Jean-Charles Fortin.

Parmi les activités, il y avait des séances de méditation virtuelle en nature, des recettes de pain banique et un cercle de partage.

Le colis Nord en boîte comprend des lettres et des activités à faire chaque jour.