Voici un exemple de projet de rechargement de plage mené par Rio Tinto à Chambord.

Rétablissement des berges: Rio Tinto sélectionne sept sites

Sept projets ont été sélectionnés par Rio Tinto dans le cadre du programme de rétablissement des berges. Alors que le site de la Pointe-Scott sera rechargé exclusivement en sable, les autres seront rechargés principalement avec du gravillon pour augmenter la durée de vie du rechargement.

Sur la plage de Saint-Gédéon, à l’entrée de la Belle-Rivière, Rio Tinto déchargera jusqu’à 70 tonnes de gravillons par mètre pour protéger les berges, avant de recouvrir le tout de cinq tonnes de sable fin et cinq tonnes de sable par mètre de plage. Les travaux se feront sur 280 mètres de plage au total.

À la Pointe-Scott, à Roberval, ce sont plutôt 35 tonnes de sable par mètre qui seront utilisées pour recharger une zone de 55 mètres.

Ce sont les informations qui ont été dévoilées dans Berges en bref, un bulletin électronique diffusé par Rio Tinto plusieurs fois par année. « Essentiellement, le choix des matériaux représente un compromis pour optimiser la protection des berges, explique Xuân-Lan Vu, partenaire d’affaires, communications et communautés, lorsque questionnée par Le Quotidien pour obtenir des précisions sur les projets de 2019. Plus les matériaux sont grossiers, plus ils sont efficaces, ce qui permet de réduire la fréquence des rechargements et donc de réduire les impacts sociaux engendrés par les travaux et les impacts environnementaux. »

Et ce n’est pas une question de coût, car le prix du gravillon est environ le même que celui du sable. « Chaque année, nous évaluons les travaux à réaliser selon les besoins spécifiques de chaque secteur », précise-t-elle. En plus des études d’impacts, des rencontres sont faites avec les citoyens, alors que 52 résidences ont été visitées individuellement l’année dernière. Rio Tinto n’épandra que du sable sur le site de la Pointe-Scott, car c’est un secteur qui subit peu d’érosion et qui n’a pas été rechargé depuis plus d’une décennie.

Outre les deux secteurs mentionnés plus haut, des rechargements se feront également sur le chemin des Oies-Blanches, à Saint-Prime, et sur le chemin Racine-sur-le-Lac, à Dolbeau-Mistassini. À ces deux endroits, le taux de gravillon atteindra entre 20 et 35 tonnes par mètre.

De plus, des travaux seront réalisés dans le marais du golf de Saint-Prime. Un seuil sera restauré et des liens hydrauliques seront construits. La construction d’un perré est également prévue à Chambord.

En 2018, des interventions de protection ont été réalisées dans 13 secteurs, nécessitant un investissement de plus de quatre millions de dollars. Au cours des 30 dernières années, 100 millions de dollars ont été investis dans le programme de stabilisation des berges par Rio Tinto.

Un été plus sec

Dans le bulletin Berges en bref, on apprend également que l’été 2019 a été légèrement plus sec que la normale avec 293 mm de pluie qui sont tombés en juin et août, soit 92 % de la normale. De plus, les épisodes de pluie ont été réguliers, ne causant aucun événement majeur.

Comme prévu dans le nouveau décret du programme de stabilisation des berges 2018-2027, le lac est descendu sous la marque des 16 pieds, en référence à l’échelle de Roberval, en date du 24 juin, avant d’amorcer une descente graduelle. Le 7 août, le lac affichait un niveau de 15 pieds et, en date d’hier, il était à 13 pieds, soit le niveau minimum prévu au 21 septembre. Le lac descendra prochainement à 12 pieds, en prévision des pluies importantes qui sont prévues à l’automne, où le niveau ne devra pas dépasser 15,5 pieds, soit un pied de moins que lors du dernier décret.

Suivre les plages

Rio Tinto a également mis au point un outil, Géoctopus, qui permet de suivre l’évolution de la largeur des plages, qui est accessible sur le site www.energie.riotinto.com.