Les élèves du Pavillon Wilbrod-Dufour ont eu l’occasion de maquiller leur visage aux couleurs de l’événement, de prendre diverses photos engagées, en plus de participer à une chasse à l’information dans un corridor non éclairé.

Respecter la différence

L’homophobie et la transphobie n’ont pas leur place entre les murs du Pavillon Wilbrod-Dufour (PWD) d’Alma. La Journée mauve, qui est organisée par le personnel, se tenait, jeudi, soit la veille de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. Divers organismes, des activités de sensibilisation et une chasse à l’information en pleine noirceur ont meublé la troisième édition de cette journée de sensibilisation.

Cette initiative scolaire s’inscrit dans le plan de lutte à la violence et à l’intimidation. L’activité s’est articulée, cette année, sous le thème « Le respect des différences et la sensibilisation à l’homophobie ».

« C’est une journée pour souligner l’importance du respect des différences. C’est un prétexte pour parler de l’importance de la bienveillance, de prendre soin des uns et des autres. Plus on parle du sujet, moins il y a de méconnaissance, et moins il y a de discrimination », a expliqué Mireille Jean, la psychoéducatrice au Pavillon Wilbrod-Dufour et membre du comité organisateur de la Journée mauve.

L’intervenante Annie Vallée précise qu’il ne s’agit pas d’une journée centrée sur l’intimidation faite envers les personnes homosexuelles ou trans.

Les élèves du PWD ont eu l’occasion de maquiller leur visage aux couleurs de l’événement, de prendre diverses photos engagées, en plus de participer à une chasse à l’information dans un corridor non éclairé. Plusieurs organismes participaient à l’événement, dont AGL-LGBT Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Nous sommes interpellés par le sort des jeunes. Oui, on remarque une ouverture à la diversité sexuelle. Toutefois, les statistiques en lien avec le suicide et la maladie mentale ne diminuent pas. Même s’il y a une plus grande ouverture, le problème persiste », explique le coordonnateur de l’organisme, Daniel Gosselin. Celui-ci ajoute que le fait de résider en région peut occasionner davantage d’isolement. Ainsi, l’organisme organise des groupes de discussion et d’entraide pour les personnes qui en ressentent le besoin ainsi que leur entourage.

La Journée mauve a été l’occasion pour les jeunes de signer un registre confirmant leur engagement à ne plus jamais utiliser des mots haineux afin de décrire les personnes homosexuelles.

L’activité scolaire, organisée par le personnel, est grandement appréciée de la directrice du PWD, Sandra Larouche. « On y enseigne le respect de la différence. On prépare les jeunes à l’avenir, mais également à aujourd’hui. Peu importe qui nous sommes, la différence, elle est là. Et chacun a sa place », a-t-elle confié.

Les intervenantes Mireille Jean, Annie Vallée et Caroline Fortin, l’enseignante Valérie Bouchard et l’intervenante Elisabeth Poulin ont orchestré la troisième édition de la Journée mauve. Absente sur la photo : Audrey Simard.

+

SE SENTIR COMME LES AUTRES

L’étudiante de quatrième secondaire Magalie Tremblay participe, chaque année, aux Journées mauves organisée au Pavillon Wilbrod-Dufour. La jeune femme, qui a fait son coming-out d’homosexuelle au début de ses études secondaires, est d’avis que l’activité permet à plusieurs jeunes de « se sentir comme les autres et moins différents ». 

Magalie Tremblay se dit satisfaite de la troisième édition de la Journée mauve alors qu’elle a remarqué la participation des élèves qui se sont montrés grandement intéressés. 

L’élève s’estime chanceuse puisqu’elle n’a pas subi d’intimidation en lien avec son orientation sexuelle. Elle explique cela notamment par le fait qu’elle s’affirmait et qu’elle était fière de qui elle était.

Les élèves du Pavillon Wilbrod-Dufour ont eu l’occasion de maquiller leur visage aux couleurs de l’événement, de prendre diverses photos engagées, en plus de participer à une chasse à l’information dans un corridor non éclairé.

+

DES MEMBRES DU PERSONNEL DEVIENNENT DES ALLIÉ.E.S

Le désir de respecter la différence au Pavillon Wilbrod-Dufour ne s’exprime pas seulement lors de la Journée mauve, mais bien pendant l’ensemble du calendrier scolaire. L’école secondaire a profité de l’événement de sensibilisation de jeudi pour présenter ses Alliée.e.s. Dorénavant, des membres du personnel, et ce, peu importe leur rôle, pourront s’afficher comme Allié.e.s auprès des jeunes. 

L’initiative de la fondation Émergence permet d’identifier des personnes intéressées à s’impliquer dans le cheminement des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans. Un simple autocollant permet aux élèves de cibler le bureau d’un enseignant qui est considéré comme un.e Allié.e.

« Un.e Allié.e est généralement une personne hétérosexuelle et cisgenre qui soutient les personnes de différentes orientations sexuelles, identités et expressions de genre, dans le but de contribuer à leur bien-être ou à une plus grande acceptation de leurs réalités. L’Allié.e peut cependant aussi inclure les personnes LGBT qui se soutiennent entre elles ou qui participent à des groupes d’Allié.e.s », peut-on lire dans l’explication fournie.