Jean-Pierre Trottier, du CRIQ, Jacques Caya et Paulyne Cadieux, du Réseau Trans-Al, la ministre Andrée Laforest, les députés Éric Girard et François Tremblay, et Luc Cyrenne, de Rio Tinto, étaient présents à l’annonce, jeudi.

Réseau Trans-Al: 3 M$ pour intégrer le numérique

L’aide de trois millions $ du gouvernement du Québec pour le Réseau Trans-Al, dans le cadre du projet PME du futur en transformation de l’aluminium, a été confirmée, jeudi, en conférence de presse. Le montant vise à favoriser la compétitivité de PME québécoises par l’intégration du numérique.

L’annonce a été faite par la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et députée de Chicoutimi, Andrée Laforest, au nom de son collègue Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation. En avril, Le Quotidien avait annoncé cette mesure sous la plume du journaliste Denis Villeneuve.

Le projet est évalué à six millions $ et, selon les prévisions, il pourrait créer plus de 25 emplois de qualité.

« Vingt-cinq emplois, c’est une projection. Personnellement, j’espère qu’on va en créer plus que ça, qu’on va atteindre la centaine d’emplois créés. On connaît le dynamisme de nos PME. Entrer une nouvelle technologie, ça ne veut pas dire juste un emploi », espère Jacques Caya, président du Réseau Trans-Al, affirmant que les innovations technologiques ne devraient pas entraîner de pertes d’emploi.

Le montant prévu dans le projet s’adresse à toutes les PME du Québec, mais M. Caya invite particulièrement les entreprises d’ici, terre d’accueil de la Vallée de l’aluminium.

« Il s’agit de présenter des projets. Il y a un comité qui va s’occuper de ça, dont le CRIQ (Centre de recherche industrielle du Québec), Productique Québec et AluQuébec. Les gens d’affaires ne s’autoévalueront pas, ce sont des personnes externes qui vont s’en occuper. Si les PME ont besoin de faire un premier pas et qu’elles désirent soit entrer un robot intelligent, soit un robot collaboratif, et qu’elles veulent foncer là-dedans, nous allons les accompagner. Il va falloir qu’ils mettent de l’argent. Sur le 6 M$, grosso modo, c’est 50-50 », explique M. Caya.

« La transformation de l’aluminium fait partie des créneaux d’excellence du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Et grâce au projet du Réseau Trans-Al, toutes les conditions sont réunies pour augmenter la compétitivité des PME de ce secteur clé de notre économie au sein des chaînes mondiales d’approvisionnement », a déclaré la ministre Laforest. « Il reste encore clair aujourd’hui qu’il faut prendre le virage numérique. Le monde change et ça change très vite. C’est pourquoi je lance aujourd’hui une nouvelle expression : l’intelligence aluminium. C’est un clin d’œil à l’intelligence artificielle, mais c’est aussi un moteur pour faire les choses en aluminium de façon intelligente dans nos usines. De spécifier et d’utiliser l’aluminium de façon intelligente dans nos infrastructures, nos transports, tous les produits, tant industriels que d’usage courant », espère aussi M. Caya.

D’ici 2022, huit entreprises québécoises issues du secteur de la transformation de l’aluminium seront sélectionnées et pourront bénéficier d’un soutien technique et financier visant à implanter des technologies numériques et de fabrication de pointe pour hausser leur productivité.