Alain Rayes, député de Richmond-Arthabaska et lieutenant politique pour le Québec, Alain Bouchard, directeur des opérations à la Scierie Martel, et Raynald Martel, propriétaire de la Scierie Martel, entourent le candidat Rémy Leclerc, lors de son point de presse, mardi.

Rémy Leclerc veut poursuivre la lutte

S’il est élu le 23 octobre, Rémy Leclerc compte poursuivre la lutte contre la « désinformation » sur l’industrie forestière. Une lutte qu’avait entamée les conservateurs en 2015.

Accompagné du lieutenant politique pour le Québec, Alain Rayes, le candidat conservateur a présenté mardi, à la scierie Martel d’Alma, son plan pour protéger et développer l’industrie forestière canadienne. 

« Notre industrie est attaquée tous les jours et les emplois de milliers de travailleurs sont mis en péril. Des groupes de pression s’en prennent constamment à cette industrie en partageant de fausses informations aux clients de nos compagnies forestières. Si nos entrepreneurs ne sont plus capables de vendre leur bois, ce sont les travailleurs qui ne coupent plus de bois et les usines qui ne roulent plus. Nous devons supporter nos travailleurs forestiers qui utilisent fièrement les meilleures pratiques au monde pour l’exploitation des ressources. On doit mettre nos ambassades à travers le monde à profit afin qu’elles partagent cette information à tous nos partenaires commerciaux », a exprimé Rémy Leclerc.

Ce dernier fait référence à Greenpeace, qui critique depuis plusieurs années les pratiques forestières dans la région. 

Un des adversaires de Rémy Leclerc dans Lac-Saint-Jean, le candidat du Parti vert Yves Laporte, est d’ailleurs membre de Greenpeace. 

« Je lui souhaite de rencontrer beaucoup beaucoup d’entrepreneurs. Après ça, il sera à même de parler différemment », a mentionné M. Leclerc, questionné sur cette candidature. 

Pour contrer cette désinformation, le candidat conservateur veut mettre en place différentes initiatives, dont une stratégie de marketing pour faire la promotion des pratiques employées par l’industrie forestière. 

M. Leclerc propose ensuite d’investir dans l’innovation en remettant notamment sur pied le Programme d’innovation forestière, aboli par les libéraux.

Les conservateurs s’engagent également à travailler au développement de nouveaux marchés pour les produits forestiers, en créant de nouvelles ententes internationales. 

Le candidat vert endosse Greenpeace

« Moi, un arbre, j’aime ça le voir debout. » Candidat vert dans Lac-Saint-Jean, Yves Laporte endosse les multiples campagnes de Greenpeace sur l’exploitation de la forêt boréale. 

Membre de ce regroupement écologique, ce dernier ne compte pas changer de discours pour plaire aux électeurs de la circonscription la plus forestière du Québec.

Greenpeace, rappelons-le, dénonce les façons de faire de Produits forestiers Résolu depuis plusieurs années. Une mauvaise presse qui a contribué à la perte de clients. La compagnie avait d’ailleurs attribué la fermeture de machines à papier au Lac-Saint-Jean aux pressions de Greenpeace sur les clients.

Mardi, le candidat conservateur Rémy Leclerc a promis de lutter contre la désinformation entourant cette industrie. 

« Je suis en accord avec tout ce qui s’est fait chez Greenpeace. J’endosse complètement », a exprimé M. Laporte, professeur de piano à Chicoutimi.

Invité à commenter les engagements du candidat conservateur, le représentant du Parti vert estime que la région devrait davantage se tourner vers l’économie verte pour créer des emplois plutôt que de se fier à l’industrie forestière traditionnelle.

« Pour tout emploi qui est assuré chez Résolu, il s’en crée deux dans l’économie verte. Je parle de tout ce qui entoure la réduction des déchets. Ce secteur s’avère être une économie plus payante. Par exemple, la déconstruction plutôt que la démolition de bâtiment. En plus de créer des emplois en déconstruction, on réutilise tous les matériaux pour refaire un bâtiment. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres », a mentionné M. Laporte, qui dévoilera ses engagements mercredi au Cercle de presse de Saguenay.