Le député conservateur et ministre fantôme de l’Agriculture, Luc Berthold, était de passage au Lac-Saint-Jean, lundi, pour accompagner le candidat Rémy Leclerc. Ils sont ici en compagnie de l’un des propriétaires de la ferme Lajer, Pierre Larouche.

Rémy Leclerc promet de faciliter le transfert des fermes

Le candidat conservateur dans Lac-Saint-Jean, Rémy Leclerc, promet d’encourager la relève dans le secteur de l’agriculture et s’engage à faciliter le transfert des fermes aux membres d’une même famille.

Lundi matin, le candidat Rémy Leclerc était accompagné du ministre fantôme de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Parti conservateur du Canada, Luc Berthold. Ils se sont déplacés à la Ferme Lajer d’Alma, propriété de Pierre Larouche et de son fils Maxime. Devant quelques agriculteurs réunis autour du bétail de 230 têtes, M. Leclerc s’est engagé à faciliter le transfert des fermes familiales. 

« Présentement, c’est plus avantageux pour les propriétaires de vendre leur ferme à des étrangers plutôt qu’à des membres de leur famille. Le transfert aux générations futures est difficile et le gouvernement Trudeau prend un malin plaisir à prendre les agriculteurs en otage, en leur mettant toujours des bâtons dans les roues », a fait valoir Rémy Leclerc. 

Comment facilitera-t-il le transfert des fermes aux futures générations s’il est élu lundi prochain ? « Les propriétaires qui vendent à des étrangers ont accès à des abris fiscaux que ceux qui vendent à leur relève n’ont pas. Ce que je veux, c’est que les propriétaires qui vendent à leur famille ne soient pas pénalisés, surtout qu’ils vendent souvent à des prix inférieurs puisque c’est à leur famille. J’ai discuté avec Pierre Larouche (le propriétaire de la Ferme Lajer) et il y aurait aussi la question d’accorder des prêts sans intérêt lorsqu’on vend à notre relève », a expliqué M. Leclerc. 

D’ailleurs, Pierre Larouche a récemment passé le flambeau à son fils, Maxime, et le processus n’a pas été une mince affaire, a-t-il confié. « Disons que ç’a été houleux et il y a beaucoup de contraintes. Ça n’encourage pas le transfert familial », a affirmé M. Larouche.

« Les fermes familiales sont très importantes pour notre région et pour l’économie. Il faut faire quelque chose pour faciliter le processus de transfert », a ajouté Rémy Leclerc.

Le député et ministre fantôme conservateur, Luc Berthold, a profité de sa présence dans la région pour discuter des négociations entourant la gestion de l’offre, dénonçant au passage le double discours des libéraux.

« Le secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères, Andrew Leslie, a affirmé qu’il fallait défendre la gestion de l’offre telle qu’elle est. Mais, un peu plus tard, les libéraux on déclaré qu’il y avait place à la négociation. Je suis tanné de ce double discours. Il y a beaucoup de demandes quant au secteur de l’automobile. Ce que je souhaite, c’est que la gestion de l’offre ne servira pas de monnaie d’échange pour l’industrie automobile », a déclaré Luc Berthold, soulignant au passage la ténacité du candidat conservateur dans Lac-Saint-Jean. 

« C’est la troisième fois que Rémy m’invite au Lac-Saint-Jean pour parler d’agriculture. Et je ne pense pas qu’il y a un député du Québec qui n’est pas encore venu faire son tour pour l’appuyer », a souligné M. Berthold. 

Les candidats à l’élection partielle dans Lac-Saint-Jean débutent leur dernière semaine de campagne. Le scrutin a lieu le lundi 23 octobre prochain.