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Manifestation des paramédics, mercredi.
Manifestation des paramédics, mercredi.

Rémunération des absences reliées à la COVID-19: dernier avertissement des paramédics

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
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Les paramédics du Saguenay-Lac-Saint-Jean interpellent une fois de plus le gouvernement pour être inclus dans ses décrets concernant le maintien du salaire lors d’absences forcées par la COVID-19. Un « dernier avertissement » avant l’augmentation des moyens de pression, prévient le syndicat.

Si Ambulance Médilac et Ambulances Médinord ont aussi cessé de payer leurs employés en pareille situation au cours des dernières semaines, comme deux autres des cinq employeurs de la région, c’est qu’elles n’ont pas la certitude que ces frais seront éventuellement remboursés par le gouvernement.

D’où le message adressé à ce dernier, mercredi, lors d’une action symbolique tenue devant les bureaux de l’Agence de la santé et des services sociaux par le Syndicat des paramédics Saguenay–Lac-Saint-Jean-Nord FSSS-CSN.

Son président, Jean-Daniel Tremblay, postule que le préhospitalier est « une bibitte un peu étrange », qui comporte un volet public et un autre privé, pour lesquels il semble y avoir deux poids, deux mesures.

Il dénonce notamment le fait qu’Urgences-santé, une organisation publique de services préhospitaliers d’urgence desservant Montréal et Laval, soit incluse par le décret, alors que les services ambulanciers de la région, qui se veulent soit des propriétés privées ou des coopératives de travailleurs, sont laissés de côté.

« Nos employeurs, tous leurs contrats sont garantis à 100% par le gouvernement, alors ce sont directement des fonds publics qui financent nos entreprises privées et nos entreprises décident de vouloir garder leurs profits au détriment de leurs salariés », explique-t-il.

Une décision prise malgré de forts risques de contamination selon Jean-Daniel Tremblay, et qui force les employés à choisir entre la possibilité de transmettre le virus et l’absence de rémunération durant plusieurs jours.

Les fonctions assumées par les paramédics sont pourtant cruciales selon le syndicat en ces temps de pandémie, dans une région où la deuxième vague frappe fort, eux qui sont les premiers intervenants pour toutes les situations entourant la COVID-19, autant dans les bulles familiales que dans les CHSLD et les RPA (résidences privées pour aînés).

« À plusieurs reprises depuis le début de cette pandémie, le gouvernement a réaffirmé sa volonté de ne pas faire d’économie au détriment de la santé de la population. Par conséquent, il est illogique de ne pas couvrir ceux-ci avec les mêmes conditions que leurs collègues du réseau et de courir le risque de propager le virus. D’autant plus illogique, considérant la hausse du nombre de cas et des appels à prendre tous les moyens pour diminuer les risques. »

Le syndicat soutient qu’il pourrait bien changer de ton, au retour des Fêtes, si cette « demande minimum » ne trouve toujours pas réponse auprès du gouvernement. Son président assure que le sac d’idées est bien rempli pour d’éventuels moyens de pression.