Saguenay attend toujours le règlement de la facture des coûts occasionnés par le G7.

Remboursement pour le G7: Saguenay attend toujours

Près d’un an après la tenue du G7 à Charlevoix, Saguenay attend toujours le paiement du gouvernement fédéral pour la facture des coûts occasionnés par l’événement. Ces coûts, qui s’élèvent à plus de 2 M$, proviennent en majorité de la prestation de service du Service de police de Saguenay (SPS).

Les municipalités qui ont été mises à contribution ne discutent pas directement avec Ottawa pour obtenir les sommes qui leur sont dues. C’est le ministère de la Sécurité publique du Québec qui porte le dossier auprès d’Ottawa pour toutes les municipalités qui ont été affectées par le rendez-vous des chefs d’État des plus grandes puissances économiques mondiales.

Le président de la Commission de la sécurité publique de Saguenay et conseiller municipal de Jonquière, Kevin Armstrong, ne veut pas faire de sortie publique pour l’instant à ce sujet, se contentant de dire que «le processus administratif suit son cours» et que même si les délais s’étirent, la situation demeure normale.

On peut lire dans le procès-verbal d’une réunion de la Commission de la sécurité publique tenue en février, mais publié le 4 juin, qu’aucune date n’était encore connue concernant le remboursement de cet argent. Selon ce que Le Quotidien a appris, la question devrait être à l’ordre du jour de la prochaine rencontre de la commission.

Lors du G7, des mesures de sécurité exceptionnelles avaient été mises en place dans la région. On remarquait une présence policière accrue dans la ville, nuit et jour. Le salaire des policiers représente donc les trois quarts de la facture qui a été envoyée à Ottawa.

Une aubergiste de Lac-Kénogami, Édith Boulianne, s’était plainte des délais de paiement du gouvernement l’automne dernier. Près de trois mois après avoir offert 420 nuitées à des visiteurs, la propriétaire de CÉPAL avait fait une sortie médiatique pour réclamer les quelque 60 000$ qu’on lui devait.