Sera-t-il interdit de posséder un pitbull à Québec dès le 1er janvier 2017 même pour les actuels propriétaires? Pour la première fois depuis l'annonce la semaine dernière du controversé règlement, le maire de Québec Régis Labeaume, a évoqué la possibilité de mettre en place des «mesures transitoires».

Règlement critiqué ailleurs, bien reçu à Desbiens

Le nouveau règlement interdisant les pitbulls et rottweilers à Desbiens a suscité de vives réactions, un peu partout dans la province.
Un peu plus de 3000 signatures ont d'ailleurs été récoltées par la pétition lancée par Melyna Cadieux, de Longueuil, une activiste de Peta.
Pas de plainte locale
Mais dans la communauté, personne ne s'est plaint au conseil municipal, confirme le maire, Nicolas Martel, ajoutant du même souffle qu'aucun chien de cette race ne figure dans le répertoire local.
«Le règlement est bien reçu dans la municipalité. On le fait d'ailleurs pour assurer la sécurité de la population. Mais après recherches, il n'y aurait pas de pitbulls ni de rottweilers ici. Du moins, ils ne sont pas enregistrés. On ne prend cependant pas de chance et on va de l'avant avec le règlement», précise le maire de la localité qui compte environ 1000 habitants.
Ce dernier ne pensait d'ailleurs pas créer une telle polémique en voulant mieux encadrer la présence d'animaux sur le territoire.
En plus d'interdire ces races, comme plusieurs autres municipalités du Québec, les amendes pour les excréments non ramassés et les chiens détachés dans les endroits publics et achalandés sont maintenant plus salées.
«On a vu que ça a suscité beaucoup d'intérêt dans la province. C'est en effet un bon débat. On a eu des commentaires constructifs. On a d'ailleurs questionné certains points de notre règlement. Il demeure maintenu pour le moment. Mais on va analyser toutes les suggestions et si on peut améliorer le règlement, on va le faire», insiste le maire.
Nicolas Martel confie avoir reçu également plusieurs commentaires disgracieux de gens provenant de l'extérieur de la municipalité.