Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard. 
Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard. 

Régime d’assurance des fonds de pension: la position d’Eric Girard critiquée

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Le refus du ministre des Finances du Québec, Eric Girard, d’instaurer un régime d’assurance fonds de pension ne passe comme une lettre à la poste auprès du Réseau FADOQ Saguenay-Lac-Saint-Jean-Ungava.

Par voie de communiqué, la FADOQ régionale soutient qu’il est temps d’instaurer un régime d’assurance fonds de pension sur le modèle appliqué en Ontario. Les employeurs cotisent à cette assurance selon un taux variable établi en fonction de la capitalisation de leur régime de retraite. En cas de terminaison d’un régime déficitaire, l’assurance fonds de pension sert donc à verser une rente aux retraités dont le fonds a été amputé.

« Le ministre Girard agit de façon irresponsable en prenant parti pour les entreprises alors que certaines d’entre elles laissent accumuler des déficits dans leurs caisses de retraite. Sommes-nous rendus au point d’accepter avec une certaine fatalité l’écroulement de ces régimes de retraite et l’immense chamboulement de vie que cela entraîne ? », demande la présidente, région Saguenay–Lac-Saint-Jean-Ungava, Marthe L’Espérance.

Dans la foulée du drame des retraités du Groupe Capitales Médias, le premier ministre François Legault s’était dit ouvert à examiner la possibilité d’instaurer un régime d’assurance fonds de pension au Québec. La FADOQ, région Saguenay–Lac-Saint-Jean-Ungava encourage M. Legault à aller au bout de sa réflexion afin que son gouvernement mette en place une structure pour éviter que d’autres travailleurs soient floués dans un avenir rapproché, sans quoi le premier ministre aura sur la conscience le prochain cas de terminaison d’un régime de retraite.

« Notre organisation ne comprend pas la déclaration du ministre Girard qui semble prioriser l’intérêt des entreprises au détriment de celui des travailleurs, qui ont pourtant oeuvré pendant des années à faire fructifier les actifs des entreprises. Nous estimons que le juste retour du balancier est que ces travailleurs puissent bénéficier de l’argent qu’ils ont économisé toute leur vie pour avoir une retraite décente, et non pas de se faire voler une partie de leurs fonds de pension. Ces travailleurs ne sont pas responsables des déficits accumulés. Ils ne doivent donc pas être des victimes collatérales lorsque leurs employeurs font faillite », martèle madame L’Espérance.