Le Groupe de recherche et d’interventions régionales organise une table ronde sur les grands projets dans la région.

Réfléchir aux enjeux des grands projets

La question des grands projets au Saguenay–Lac-Saint-Jean suscite à la fois des craintes et des espoirs. Pour tenter d’y voir plus clair, le Groupe de recherche et d’interventions régionales (GRIR) organise une table ronde sur la question ce lundi, à l’UQAC.

Les quatre invités à cette table ronde, Adrien Guibert-Barthez, associé à la Coalition Fjord, mais qui s’exprimera en son nom personnel, Patrick Bérubé, directeur général de Promotion Saguenay, Jean Paradis, militant environnementaliste et fondateur de Négawatts, ainsi que l’économiste Marc-Urbain Proulx, tenteront de cerner les enjeux environnementaux, sociaux et économiques du sujet.

Le but est de voir la question de manière plus globale et de s’élever un peu au-dessus de la mêlée, explique le chargé de cours de l’UQAC Christian Bélanger, qui organise l’événement en compagnie de Pierre-André Tremblay et Suzanne Tremblay.

« Quand on parle de ces enjeux sur la place publique, c’est souvent ponctuel et par projet. Nous essayons d’exposer les différents points de vue et les visions sur les différents enjeux de développement que les grands projets suscitent. Souvent, les gens sont pour ou contre un projet parce qu’il amène tel impact positif ou tel impact négatif, mais ça reste attaché à un seul projet. On ne s’intéresse pas aux enjeux que ceux-ci sous-tendent », indique M. Bélanger.

Si l’actualité s’attarde souvent aux détails des grands projets que sont GNL Québec, Métaux BlackRock et Arianne Phosphate, le GRIR veut remonter plus loin dans l’histoire.

« Le contexte est propice à ce qu’on se pose ces questions, mais il ne faut pas oublier que, dans l’histoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, il y a quand même eu d’autres grands projets, les alumineries, les infrastructures hydro-électriques... C’est ce sur quoi on voulait réfléchir », précise Christian Bélanger.

La table ronde n’est pas un débat à proprement parler, mais les quatre intervenants ont été choisis pour exposer des visions complémentaires de la question. Chacun exposera son point de vue à tour de rôle. À la fin, une période de questions est réservée pour les membres du public.

L’animation de cette table ronde a été confiée à la journaliste du Quotidien Myriam Gauthier. Si l’événement a lieu dans le cadre du cours Théorie et pratique du changement social, au salon de la rectrice (H1-1110), tous ceux qui voudraient y assister sont les bienvenus. La table ronde débute à 16 h et a une durée prévue de 90 minutes.