Très prudent, Nicolas Martel ne s'emballe pas trop vite sur un possible projet d'investissement.

Référendum évité de justesse à Chambord

Le projet d'annexion d'une partie de Chambord au territoire de Desbiens ne fera pas l'objet d'un référendum. Vingt-cinq personnes sur les 165 visées par la fusion ont signé le registre, lundi, pour s'opposer au projet. Il en fallait deux de plus pour forcer la tenue d'un référendum sur cette annexion qui prévoit l'ajout de 25,6 km carrés au territoire desbienois.
La fusion, rappelons-le, a été initiée l'été dernier par une centaine de villégiateurs de Chambord souhaitant obtenir des services municipaux de la part de Desbiens. Depuis, les démarches se sont enchaînées et les tensions ont grimpé entre les deux localités voisines.
« On a offert une fusion complète il y a deux ans à Chambord et ils ont refusé. L'été dernier, on a réitéré notre offre avec des conditions. Malheureusement, ils ont refusé. Il y a deux semaines, on a offert de se retirer de l'annexion si la municipalité trouvait une solution pour régler le problème des citoyens. Ils n'ont rien fait. Donc, nous, on va continuer jusqu'au bout. Et il n'y a plus de retour en arrière. Les discussions sont terminées », laisse tomber le maire de Desbiens, Nicolas Martel.
Le sort de l'annexion est maintenant entre les mains du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.
Guerre de chiffres
Quelques jours avant la tenue du registre pour le projet, Chambord a dévoilé une publicité comparant sa taxation à celle de Desbiens. Les Desbienois payent 30 % de plus de taxes que les gens de Chambord pour une maison d'une valeur de 150 000 $. « Un propriétaire paye environ 538 $ de moins à Chambord qu'à Desbiens pour une résidence permanente évaluée à 150 000 $ (non desservie par les services en eau et égout) », peut-on lire dans le texte qui porte le titre Chambord vs Desbiens.
Le maire de Desbiens déplore cette promotion. Celle-ci, selon lui, ne reflète pas la réalité. D'abord, la valeur moyenne d'une résidence à Desbiens est beaucoup moins élevée qu'à Chambord (environ 40 000 $ de moins). Les élus de Chambord oublient également de rappeler que leur endettement total net à long terme par unité d'évaluation frôle les 7380 $, alors qu'à Desbiens, il est de 1972 $, tient à nuancer M. Martel.