Les travaux de réfection de la rue Principale à Saint-Augustin sont au coeur d’un débat entre la municipalité et l’entrepreneur.

Réfection de la rue Principale à Saint-Augustin: ALR renvoie le blâme

Selon l’entreprise Location ALR, elle n’est pas responsable des retards et des impacts des travaux de réfection de la rue Principale à Saint-Augustin et retourne le blâme à la municipalité qui aurait mal géré la construction des chemins de détour.

L’entreprise réplique ainsi aux allégations du maire de Saint-Augustin, Philippe Lapointe, qui a fait part de son mécontentement face aux travaux de réfection. L’élu accusait, dans un texte paru mardi, l’entreprise de Saint-Coeur-de-Marie de ne pas respecter ses engagements.

« Tout comme les contribuables de la municipalité de Saint-Augustin, ALR déplore la situation entourant les travaux de réfection de la rue Principale, celle-ci étant totalement hors de son contrôle », peut-on lire dans un communiqué de presse acheminé au Quotidien.

Le directeur général de l’entreprise, Maxime Lavoie, assure que les échéanciers de base du projet sont respectés. Les délais et les imprévus qui se sont invités dans le chantier de plus de deux millions de dollars sont, selon lui, tous explicables.

« On comprend qu’il y a de l’exaspération de la part du milieu. On comprend parfaitement. Probablement que, moi aussi, en tant que citoyen, j’aurais de la grogne envers la situation », exprime M. Lavoie, lors d’une rencontre avec Le Quotidien. Il ajoute que l’entreprise est elle aussi confrontée à ces problèmes.

L’état des deux voies de contournement a été pointé du doigt par plusieurs automobilistes. À ce sujet, Location ALR mentionne qu’elle a avisé, le 26 juin, « la municipalité que les chemins de détour A et B étaient inadéquats, dangereux et incomplets ».

« La principale cause des désagréments subis par les résidants de Saint-Augustin relève de la responsabilité première de cette municipalité qui était responsable de la construction des chemins de détour devant permettre la circulation locale de manière à ce que les résidants aient accès à leurs propriétés ainsi que la circulation en général dont notamment la circulation des camions lourds, soit les chemins A et B », lit-on dans la communication écrite.

Selon M. Lavoie, seulement quelques travaux mineurs ont été effectués par l’équipe municipale. Cette situation aurait empêché son équipe de procéder au remblai aussi rapidement que souhaité.

Location ALR est catégorique : les décisions de la municipalité ont une incidence sur le chantier en entier. « L’histoire du dossier démontre que nous avons toujours respecté nos obligations, qu’on a fait le maximum pour minimiser les impacts, mais les choix de la municipalité nous amènent à la situation », ajoute Me Claude Lemieux de SBL Avocats qui accompagne l’entreprise.

Alors que le maire dénonçait des communications difficiles, le directeur général, Maxime Lavoie, rappelle que la firme d’ingénieurs MSH est le seul représentant de la municipalité à qui l’entreprise peut s’adresser, et ce, en vertu d’un contrat. Il assure l’existence de contacts journaliers et rappelle n’avoir reçu aucun avis de défaut ou de non-conformité de leur part.

Devant la menace du maire de se tourner vers un autre entrepreneur, les intervenants exposent qu’il y a un coût et des délais reliés à la décision de mettre fin à un contrat.

Les représentants de l’entreprise, qui existe depuis plus de trois décennies, n’ont qu’un seul objectif en tête, soit que toutes les parties impliquées collaborent afin de réaliser les travaux en tenant compte de l’échéancier prévu et en minimisant les désagréments.

Une réunion de chantier impliquant des représentants de la municipalité, de Location ALR et de la firme d’ingénieurs MSH est prévue mercredi.