Le conseiller municipal Carl Dufour explique que l’une des murales de Jordi Bonet avait été recréée au Foyer des loisirs d’Arvida. Elle y est toujours

Recréer les oeuvres perdues d’Arvida

Les oeuvres abandonnées de Jordi Bonet devraient retrouver une place de choix au centre-ville d’Arvida, au cours des prochaines années. Et celle de Karol Proulx, exposée devant le quartier général du Service de police de Saguenay, devrait être restaurée, puis les citoyens pourront la redécouvrir, puisqu’elle est présentement à moitié invisible.

Rencontré devant le quartier général de police, le conseiller municipal Carl Dufour a expliqué que la restauration de ces deux oeuvres fait partie des projets à court terme de l’arrondissement.

Le premier projet vise l’oeuvre de Jordi Bonet, composée de quatre murales en céramiques, qui trônait jadis devant le quartier général. Dans les années 70, ces murales ont été démantelées, en raison de l’humidité qui les avait endommagées. Les petites céramiques se sont alors retrouvées dans des boîtes, au sous-sol de l’hôtel de ville de Kénogami.

Quelques décennies plus tard, les boîtes ont été retrouvées et sont actuellement en sécurité dans la voûte de La Pulperie de Chicoutimi. Cinq boîtes, dans lesquelles se retrouvent entre 300 et 400 céramiques chacune, composent une partie de l’oeuvre. On dit que certaines petites plaquettes ont été égarées et c’est ce que veut découvrir le conseiller municipal. « Nous allons engager un étudiant, qui scannera toutes les céramiques et les oeuvres seront recréés virtuellement, afin de voir s’il manque beaucoup de morceaux. Ensuite, nous espérons recréer les oeuvres, du moins en partie, afin de les réinstaller, peut-être à la Bibliothèque d’Arvida », explique Carl Dufour. D’ailleurs, une séance d’information sera organisée après l’été, afin de connaître l’opinion des citoyens sur l’endroit où ils aimeraient revoir les murales.

Le réaménagement de l’entrée du quartier général, en 2004, a caché la moitié de l’oeuvre de Karol Proulx, La Place de l’homme dans l’univers.

Présentement, une des quatre oeuvres est encore exposée au Foyer des loisirs, mais elle est plus petite que l’originale et on ignore si elle a été réassemblée fidèlement.

« On ne sait pas encore si nous allons pouvoir recréer les oeuvres telles qu’elles l’étaient dans les années 70. Mais, du moins, nous allons le rendre à la population d’Arvida », souligne Carl Dufour.

En ce qui concerne l’oeuvre de Karol Proulx, La Place de l’homme dans l’univers, installée sur la façade du quartier général de police après le démantèlement de celle de Jordi Bonet, l’usure du temps est bien visible. Et le réaménagement de l’entrée du quartier général, en 2004, a caché la moitié de l’oeuvre.

« Je ne comprends pas trop comment ce réaménagement a eu lieu, la rampe d’accès pour les personnes à mobilité réduite a été construite devant les oeuvres, avec un gigantesque bloc de marbre. Nous voulons restaurer et nettoyer l’oeuvre et, surtout, la rendre visible à la population. Avec la dernière phase de la rénovation du quartier général, prévue pour 2020, nous allons penser à réaménager l’entrée », a affirmé Carl Dufour.

Rencontré devant le quartier général de police, le conseiller municipal Carl Dufour a expliqué que la restauration de l’oeuvre de Karol Proulx fait partie des projets à court terme de l’arrondissement.

Selon le conseiller municipal, l’art doit reprendre sa place qui lui revient dans le secteur d’Arvida. « Les gens sont préoccupés par les oeuvres. Ici, dans le secteur, nous en avons quatre importantes et il faut les préserver », a indiqué M. Dufour.

Outre l’oeuvre de Jordi Bonet et celle de Karol Proulx devant le quartier général de police, il y a également celle de Daniel Dutil au Carré Davis et une autre de Karol Proulx au carrefour giratoire Sainte-Thérèse. Ces deux oeuvres ont récemment été nettoyées et celle du carrefour giratoire illuminée.