Le successeur d’Andrew Scheer sera connu dimanche.
Le successeur d’Andrew Scheer sera connu dimanche.

Record de participation pour l'élection du successeur d’Andrew Scheer

Mariane Guay
Le Quotidien
C’est dimanche que le nom du prochain chef du Parti conservateur du Canada sera connu. Déjà, le comité organisateur enregistre un record de votes provenant des membres du parti, alors que la barre des 150 000 votes acceptés a été dépassée cette semaine. Il s’agit d’une belle surprise pour le comité organisateur de l’élection du chef qui a dû composer avec la pandémie dans l’organisation du scrutin.

Marc-Olivier Fortin, l’un des membres organisateurs et adjoint du député Richard Martel, est heureux de constater cette hausse du nombre de votes, lui qui est dans l’organisation de sa deuxième campagne. « C’est ma deuxième chefferie qu’on organisait, les deux c’était très différent, car dans la première on avait 14 ou 15 candidats et beaucoup d’enthousiasme, mais cette fois je trouve cela assez surprenant et même agréablement surprenant de voir qu’on a encore plus de votes que la dernière fois. On a moins de candidats, mais encore plus de votes dans la boîte », se réjouit-il.

Selon lui, il s’agit d’un chiffre significatif pour le parti. « Pour nous, c’est significatif, pour un taux de participation et le nombre de votes dans l’histoire canadienne, pour une course au leadership, c’est la plus grosse qu’on a jamais eue. Ça démontre qu’il y a un grand enthousiasme des membres conservateurs », ajoute-t-il, en mentionnant que traiter ce nombre de bulletins est une lourde tâche, mais que le tout se déroule bien.

Les membres du Parti conservateur, provenant de partout au pays, soumettent leur vote par la poste depuis le début du mois de juillet. C’est dimanche soir qu’un nouveau chef sera élu parmi Erin O’Toole, Peter Mackay, Derek Sloan et Leslyn Lewis. Le dévoilement sera un peu différent en raison de la pandémie, car les grands rassemblements ne sont plus permis, mais il sera possible de suivre le processus d’élection en ligne. « Vers 18h, la soirée devrait commencer. Il y aura des discours, puis ensuite on va annoncer les résultats du premier tour, du deuxième tour, tout dépendant de combien de tours seront nécessaires, jusqu’à ce que quelqu’un ait 50 % des votes », explique-t-il.

La pandémie a d’ailleurs quelque peu compliqué l’organisation de la campagne et s’est avérée un défi supplémentaire. « Certains étaient réfractaires à changer le calendrier, mais la réalité, c’est que les membres n’y portaient plus attention et tout le monde était dans la COVID, donc commencer à te faire appeler et te faire solliciter pour une campagne à la chefferie, ça ne venait pas haut dans l’échelle des priorités. Donc, nous avons décidé de mettre un frein à tout ça et je crois que c’était la bonne décision. Quand nous avons vu que les choses se stabilisaient, nous avons repris pour la faire terminer en fin de semaine », mentionne le membre du comité organisateur. Il ajoute que cette expérience a été différente également pour les candidats en campagne qui ont dû jouer de créativité pour approcher les membres du parti virtuellement, ou du moins, pas physiquement.

Marc-Olivier Fortin a très hâte au jour J. « Je suis sûr que dimanche, quand on va avoir sélectionné notre chef, les gens vont se rallier et être prêts à se mettre à l’oeuvre, parce qu’une élection en situation de gouvernement minoritaire, cela peut arriver rapidement », souligne celui qui était également le président du comité des débats et président du comité d’approbation des candidats.

Peter Mackay s’est déplacé à Alma, en juillet, pour faire campagne.

Les votes entreront jusqu’à vendredi soir et le nouveau chef du parti sera connu dimanche. Rappelons que le candidat et ex-ministre Peter MacKay avait fait un arrêt au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en juillet dernier, et s’était montré en faveur du projet de GNL Québec, tandis que le seul député conservateur sur le territoire régional, Richard Martel, ne lui avait pas donné son appui.