Le porte-parole de Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn, mettra sa tête à prix lors du Rase-O-Thon Marie-Hélène Côté au profit de la fondation Sur la pointe des pieds en mai. Il est ici accompagné de Sarah Jones, qui a pris part à une expédition thérapeutique il y a dix ans.

Rase-o-thon Marie-Hélène Côté: Karl Blackburn met sa tête à prix

Ex-politicien devenu porte-parole d’une multinationale, le directeur des communications de Produits forestiers Résolu (PFR), Karl Blackburn, connaît très bien les enjeux liés à l’image. Cela ne l’empêchera pas de dire au revoir à ses cheveux et à sa barbe à l’occasion du 18e Rase-O-Thon Marie-Hélène Côté. « Un petit geste pour un individu, mais tellement grand pour la collectivité », croit celui qui a accepté la présidence d’honneur de l’événement tenu au profit de la fondation Sur la pointe des pieds.

Ex-politicien devenu porte-parole d’une multinationale, le directeur des communications de Produits forestiers Résolu (PFR), Karl Blackburn, connaît très bien les enjeux liés à l’image. Cela ne l’empêchera pas de dire au revoir à ses cheveux et à sa barbe à l’occasion du 18e Rase-O-Thon Marie-Hélène Côté. « Un petit geste pour un individu, mais tellement grand pour la collectivité », croit celui qui a accepté la présidence d’honneur de l’événement tenu au profit de la fondation Sur la pointe des pieds.

L’activité de financement aura lieu le 6 mai à Saint-Bruno. L’entreprise forestière, qui a à coeur la santé et la sécurité de ses travailleurs, appuie aussi des initiatives pouvant contribuer au mieux-être de la population où elle possède des installations. Karl Blackburn a accepté de mettre sa tête à prix parce qu’il considère que l’oeuvre de la fondation Sur la pointe des pieds doit être soutenue. Au cours des prochaines semaines, lui et son entreprise déploieront une campagne visant à inviter les quelque 2200 travailleurs de PFR de la région à se mobiliser. Sur la pointe des pieds offre des aventures thérapeutiques aux jeunes atteints d’un cancer et les aide à retrouver leur bien-être en relevant le défi d’une expédition exceptionnelle.

« Le directeur de l’usine de Mistassini, Tony Truchon, a participé l’an dernier et il avait réussi à rallier beaucoup de monde autour de la cause. Cette année, on va mettre en branle des incitatifs et il y aura du matériel de distribué aux travailleurs pour les inviter à participer au Rase-O-Thon. Il n’y a pas de petit don ni de petite implication et tout le monde sera invité à participer », a expliqué Karl Blackburn, interrogé lors d’une tournée médiatique.

Le directeur s’est fixé pour objectif de donner de la visibilité à l’événement. La contribution de l’entreprise ne sera donc pas uniquement financière, puisque la compagnie agira, en quelque sorte, comme ambassadrice et comme moteur.

Le porte-parole de PFR s’attend à ce que les travailleurs des usines régionales participent en grand nombre et se lancent des défis entre eux. Le tout pourrait très bien donner lieu à des compétitions amicales, dont la grande gagnante sera la fondation Sur la pointe des pieds.

Bénéfique

Lors de la tournée de mercredi, Karl Blackburn était accompagné de Sarah Jones, une jeune femme qui a souffert d’un cancer des ganglions il y a une douzaine d’années et qui a participé à une aventure thérapeutique. Dix ans plus tard, la Dolmissoise en pleine santé garde l’organisme dans son coeur et se fait un plaisir de lui accorder un peu de temps au besoin. Selon elle, les aventures thérapeutiques font de petits miracles. Sarah Jones parle en connaissance de cause, elle qui, à l’âge de 11 ans, avait l’estime de soi complètement à plat.

« J’ai été chanceuse, parce que le cancer que j’ai eu est l’un des plus faciles à soigner. Mais le fait d’être malade a fait en sorte que j’ai perdu beaucoup de confiance et d’autonomie. Mes parents ont créé une bulle autour de moi pour me protéger, ce qui a fait que je n’avais plus confiance en mes capacités. L’expédition de 10 jours a changé ma vie. On passe à travers tellement de choses avec des personnes qu’on connaît peu. Ça m’a donné confiance en moi et ça m’a fait réaliser que j’étais encore une personne à part entière », a mis en relief la mère de deux enfants et étudiante.

Ce « survoltage » au plan émotionnel permet de traverser des épreuves devant lesquelles on aurait tendance à s’effondrer, pense Sarah Jones. Ce type d’expérience nous rend meilleurs pour la suite, estime la jeune femme, qui croit que l’on sous-estime souvent le pouvoir de la nature dans la quête du bien-être.