Les enseignants de L’Oasis Marc Gagnon, Réjean Côté et François Bilodeau sont accompagnés de Jean-Charles Fortin, directeur général de la fondation Sur la pointe des pieds, de Léandre Bouchard, athlète olympien et co-porte-parole de l’événement Rase-o-thon d’Alma, qui se tiendra dimanche, et de Dominique Boily, directeur du CFP L’Oasis.

Rase-o-thon Marie-Hélène Côté: 7500$ amassés à L’Oasis

La 10e édition du Rase-o-thon Marie-Hélène Côté du centre de formation professionnel (CFP) L’Oasis a permis d’amasser plus de 7500 $ au profit de la fondation Sur la pointe des pieds. Plusieurs étudiants se sont fait couper ou raser complètement la tête, jeudi.

L’ambiance était festive, jeudi midi, lors du passage du Quotidien dans la cafétéria de L’Oasis, à Chicoutimi. Une centaine d’élèves étaient réunis pour assister au Rase-o-thon, en plus de continuer les activités de collectes de fonds. Un karaoké, où les professeurs des différents départements étaient aux enchères pour une chanson, a fait particulièrement lever l’ambiance.

L’ambiance était estive pour le Rase-o-thon de L’Oasis, jeudi midi. Une centaine d’étudiants assistaient à l’événement.

L’argent amassé va à la fondation Sur la pointe des pieds, qui récolte des fonds pour permettre aux enfants atteints du cancer de participer à des expéditions d’aventure thérapeutiques.

Le père de Marie-Hélène Côté, Réjean Côté, enseignant en secrétariat et en comptabilité, était fier du déroulement de cette 10e édition. Il est l’instigateur du projet, une idée de sa fille décédée du cancer il y a plusieurs années. « C’est l’idée de Marie-Hélène, a-t-il souligné. Chaque fois qu’elle faisait une rechute, elle demandait à ses amis de lui raser la tête. C’est toujours une belle journée. Ce n’est pas triste le rase-o-thon ! »

En plus du karaoké, il y avait plusieurs activités qui servaient à amasser des fonds, comme la vente de différents produits, des tirages et des soupers-bénéfices.

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UNE SURVIVANTE RASÉE POUR UNE DEUXIÈME FOIS

En 1994, à l’âge de 4 ans, Jessica Morin a appris qu’elle avait le cancer. Elle était atteinte de la leucémie. Après plusieurs traitements, des semaines d’hospitalisation, de nombreux suivis et cinq années de rémission, la jeune femme est fière d’être une survivante. Jessica s’est donc fait couper les cheveux, pour la deuxième fois, lors du Rase-o-thon Marie-Hélène Côté, du centre de formation professionnelle L’Oasis, jeudi. Elle a pu, de cette façon, amasser des fonds et soutenir la fondation Sur la pointe des pieds. 

Rencontrée par Le Quotidien, alors qu’elle venait de se faire raser un côté de la tête, l’étudiante au CFP L’Oasis s’est dite très heureuse d’avoir participé à l’événement. Avec des billets de tirage et les dons de ses proches pour encourager son geste, la jeune femme a amassé, à elle seule, plus d’une centaine de dollars. « Je me sens bien ! J’ai encouragé la cause et en même temps, j’ai réalisé un petit défi personnel », a-t-elle affirmé.

L’enfance de Jessica n’a pas été comme celle de bien d’autres jeunes de son âge. 

« En plus des traitements, je ne pouvais pas manger des fruits et des légumes avec des pelures, ou le droit d’avoir des animaux. Il fallait que j’évite de me faire piquer par des moustiques, de me faire griffer ou encore mordre par des animaux. Je ne pouvais pas être trop longtemps exposée au soleil », a énuméré l’étudiante dans la vingtaine.

Malgré toutes ces interdictions, la jeune femme a réussi à compléter son parcours scolaire et à être aujourd’hui une survivante à la maladie. 

Jessica Morin tenait à encourager tous les gens qui sont malades à rester forts. « Je veux qu’ils sachent que la vie vaut la peine d’être vécue. Il faut rester courageux, fort et entouré de ses proches, a-t-elle soutenu. Malgré les obstacles, il ne faut pas se laisser anéantir. Il faut rester bien entouré et vivre notre vie à fond. »

Jessica Morin a participé pour la deuxième fois au Rase-o-thon Marie-Hélène Côté du centre de formation professionnelle L’Oasis, au profit de la fondation Sur la pointe des pieds. Cette cause lui tient vraiment à coeur, puisqu’elle est elle-même une survivante de la leucémie.