Sylvain Gaudreault

Rapport de la DPJ: Gaudreault interroge la ministre

La reprise des travaux parlementaires à Québec a été l'occasion pour le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, d'interroger sa collègue Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Protection de la jeunesse. Il veut connaître les suites qu'elle entend donner aux 23 recommandations contenues dans le second rapport dévoilé par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse concernant la DPJ du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
M. Gaudreault a tenté de savoir si Mme Charlebois entendait fixer un échéancier, mais surtout si elle allait laisser le CIUSSS corriger la situation sans assurer un suivi ministériel. « Elle laisse l'institution pointée du doigt mettre en place ses propres mesures de correction. Ça prend quelqu'un au-dessus du CIUSSS pour surveiller comment ce sera mis en application », a affirmé M. Gauderault.
Mme Charlebois a rétorqué qu'elle avait été troublée de constater ce qui s'est passé au sein de la DPJ régionale tout en ajoutant que le rapport démontre que tout ne va pas dans le meilleur des mondes.
Toutefois, la ministre entend faire confiance au processus en cour lorsqu'elle affirme que les 23 recommandations ont été prises en compte par le CIUSSS et qu'elles seront appliquées avec la collaboration d'un expert.
En entrevue, M. Gaudreault ajoute que son collègue de Saint-Jean, Dave Turcotte, siège à la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 99 modifiant certaines dispositions de la Loi de la protection de la jeunesse (LPJ) et que ce serait l'occasion d'inclure dans la pièce législative certaines recommandations de la commission.
Interrogé sur le sujet, M. Turcotte affirme trouver décevant que la ministre ne fasse pas preuve de plus d'ouverture sur le sujet tout en disant comprendre que certaines recommandations aient un aspect administratif. « Il nous reste une journée ou deux de travail en commission parlementaire et ce serait l'occasion d'enchâsser certaines dispositions dans la LPJ que l'on réviser à peu près aux vingt ans. Il se peut que dans six mois, on soit obligés de rouvrir à nouveau la loi ».
M. Turcotte a conclu en mentionnant que les intervenants en DPJ ont assisté à l'alourdissement de leur tâche auprès des familles qui doivent faire face à des situations de plus en plus complexes.