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Nancy Poulin, représentante nationale de l’APTS
Nancy Poulin, représentante nationale de l’APTS

Rapport de la Commission Laurent: une bonne première impression auprès de l’APTS

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
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Le rapport final de la Commission Laurent, rendu public lundi, fait bonne impression auprès de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Malgré les bouleversements à venir dans le quotidien des intervenants et une légère déception en lien avec les recommandations, le syndicat se dit satisfait.

Sa représentante nationale, Nancy Poulin, n’avait pas encore eu le temps de passer à travers les 600 quelques pages du rapport, en fin d’après-midi, mais « à chaud », quelques heures seulement après l’annonce, elle pointait vers plusieurs éléments intéressants.

Sa satisfaction vient du fait que la plupart des revendications faites ces dernières années dans la région ont été « réaffirmées » par la Commission Laurent. « […] elle vient confirmer les opinions que nous avions. »

Nancy Poulin se réjouit notamment de la priorisation de l’intérêt de l’enfant et d’une responsabilité partagée entre les différents acteurs de la société pour leur protection.

« Je trouve que ça vient décharger et enlever une certaine pression sur ceux qui travaillent en protection de la jeunesse. Ça vient affirmer que c’est une responsabilité collective, que s’occuper de nos enfants, les protéger, c’est vraiment un projet de société. »

La recommandation d’un allègement de la tâche des intervenants jeunesse est un autre point primordial aux yeux de la représentante nationale, tout comme celle de la création d’un nouveau titre d’emploi spécialisé pour ces travailleuses et travailleurs.

« Ça rend justice à ce qu’on dit depuis des années », laisse tomber Nancy Poulin.

Seule ombre au tableau pour l’instant selon elle: le fait que la Commission n’ait pas recommandé officiellement « de sortir » la protection de la jeunesse des CISSS et des CIUSSS.

« C’est une déception pour nous, malgré le fait que certains éléments nous laissent croire que la protection de la jeunesse va retrouver une certaine autonomie. »

Bien que d’ordre général positifs, de tels changements ne se feront pas sans bousculer le quotidien des travailleurs, prévient Nancy Poulin. C’est surtout le volet légal qui risque de venir modifier la pratique, croit-elle, alors que la Commission souhaite modifier la Loi sur la protection de la jeunesse.

« Il y a plusieurs chantiers qui vont bousculer la pratique des intervenants, donc à savoir concrètement comment tout ça va s’orchestrer, ça va être à suivre, mais c’est sûr que l’APTS va être au rendez-vous pour s’assurer que les recommandations soient mises en place rapidement par le gouvernement actuel ou celui qui le succédera. »