Raoul Perron, 99 ans, a participé à la Grande marche.
Raoul Perron, 99 ans, a participé à la Grande marche.

Raoul Perron, 99 ans, a participé à la Grande marche

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Ils ont été près de 150 000 à franchir cinq kilomètres cette fin de semaine dans le cadre de la Grande marche, un événement organisé par Pierre Lavoie et son équipe. Parmi eux, bravant le temps maussade de l’automne saguenéen, on retrouvait Raoul Perron, âgé de 99 ans.

L’homme qui a fait carrière dans la vente automobile, il est le fondateur de Perron auto Ford, marchait à fière allure malgré son âge. Une canne dans sa main gauche, il avait choisi un trajet qui longeait le Saguenay, sur le boulevard du même nom.

Le Quotidien l’a rencontré alors qu’il en était environ à la mi-parcours. Ses accompagnateurs, Norma Abraham, Danielle Gagnon et Ghislain Lapointe, lui ont offert de s’asseoir le temps de répondre à quelques questions, mais il a préféré rester debout.

«Je suis un travailleur né, et je vais mourir comme ça», a laissé tomber l’homme à propos de sa détermination.

Raoul Perron, 99 ans, a participé à la Grande marche.

Raoul Perron raconte s’être laissé convaincre facilement. Il avait envie de prendre part à ce qu’il appelle une «oeuvre».

«Je participe encore à la vie. J’achète du beau matériel à 99 ans, mais j’avais envie de faire une oeuvre», a-t-il affirmé, précisant qu’il marchait tous les jours des distances qui vont de un à deux kilomètres.

Après avoir assisté à la messe, il a chaussé ses souliers, prêt à se rendre jusqu’au bout de ce projet hors du commun.

Une édition pas comme les autres

L’édition 2020 de la Grande marche, la sixième, a été marquée par la pandémie. Sans grands rassemblements publics, l’événement qui a habituellement lieu en groupe dans différentes villes du Québec a quand même rejoint beaucoup de gens.

Près de 150 000 personnes ont marché cinq kilomètres, dans le cadre de la Grande marche.

L’an dernier, 75 000 personnes avaient participé à la centaine de marches organisées dans les villes du Québec. Ce sont près du double de marcheurs qui se sont inscrits cette année.

«On a amené les gens à bouger à l’extérieur, et je crois qu’ils ont compris que c’est important parce qu’avec le retour du temps plus froid, on a tendance à s’enfermer chez soi. La marche nous permet de garder notre équilibre non seulement physique, mais aussi mental, ce qui est difficile en ce moment avec le virus qui est toujours présent», a affirmé Pierre Lavoie, dans un communiqué.