Le candidat néo-démocrate Éric Dubois était accompagné de la députée Karine Trudel.

Querelle entre le NPD et les conservateurs lors d'un point de presse

L’atmosphère était agitée, lors du point de presse du Nouveau Parti démocratique (NPD) qui désirait montrer, lundi matin, son appui à l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada. Une mésentente avec les conservateurs a fait monter le ton lors de deux points de presse distincts, mais simultanés.

Alors que les membres du NDP avaient organisé un point de presse à l’Hôtel Chicoutimi à 10 h 30, l’équipe des conservateurs voulait en faire un aussi, dans le corridor, au même moment. Les médias, divisés par le différend, se sont dirigés dans celui annoncé par Éric Dubois, candidat néo-démocrate pour l’élection partielle dans Chicoutimi–Le Fjord. Karine Trudel, députée de Jonquière, qui était présente pour appuyer le candidat de son parti, trouvait la situation très ordinaire. « Ils n’ont pas fait leurs devoirs ce matin. Nous, nous étions organisés », a-t-elle affirmé aux médias. Déçue par le comportement des conservateurs, elle a admis que cela montrait comment l’ambiance est tendue entre les partis en cette fin de campagne.

Le point de presse des conservateurs s’est tenu tout de suite après celui du NPD. Le candidat Richard Martel s’est défendu dès son ouverture. Il a commencé en adressant directement le malaise. « J’aurais aimé qu’on se montre solidaires, et qu’on fasse ce point de presse ensemble, mais le NPD préférait être seul. »

Les deux partis étaient présents pour soutenir l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada. Éric Dubois, en présence de Karine Trudel et d’Alexandre Boulerice, lieutenant québécois néo-démocrate, a montré son support à l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada.

Ils étaient accompagnés de Pierre Drapeau, président de l’association, pour inciter le gouvernement de Justin Trudeau à agir et à donner davantage de contrats au chantier maritime. « C’est le plus grand chantier maritime du Canada, mais il reçoit moins d’un pour cent des contrats. Ça doit changer », a souligné Pierre Drapeau, qui semblait désolé de la situation.

Depuis l’investiture du gouvernement Trudeau, le chantier aurait coupé près de 800 emplois. Éric Dubois voulait montrer que le problème s’étendait aussi ici, au Saguenay–Lac-Saint-Jean. « Ça ne touche pas seulement les emplois du chantier, mais ça met aussi sur la glace les emplois des fournisseurs ici, en région », a affirmé le candidat néo-démocrate. Il se disait fier de voir toute la mobilisation autour de Davie et il a affirmé que la CSN était aussi derrière eux. « Le contrat signé par Trudeau est temporaire. Nous demandons une solution permanente et des actions immédiates du gouvernement libéral », a insisté Karine Trudel.

Pour ce qui est des conservateurs, leur message était sensiblement le même. « Depuis qu’il est au pouvoir, le gouvernement Trudeau nous montre qu’il a de la difficulté à concrétiser les projets. Ça met beaucoup d’incertitude sur les employés », a attesté Richard Martel.

Il a soutenu à de nombreuses reprises que Davie était prêt et que le chantier maritime l’avait prouvé, par le passé, avec le contrat de l’Astérix. Ce contrat avait été donné au Chantier Davie lorsque les conservateurs étaient au pouvoir.

Joël Godin, député de Portneuf – Jacques-Cartier, a assisté le candidat conservateur lors de son point de presse. Pierre Drapeau était toujours présent pour cette réunion.