La directrice générale de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Chantale Cyr, a offert plusieurs présentations du projet Au millénaire aux nombreuses familles présentes.

Quelque 2000 curieux visitent le projet Au Millénaire de La Baie

La journée portes ouvertes du projet trilingue Au Millénaire de La Baie a connu un retentissant succès, dimanche. De 11 h à 15 h 30, entre 1500 et 2000 personnes ont franchi les portes de l'ancienne école Georges-Vanier.
La commission scolaire des Rives-du-Saguenay avait envoyé une invitation à tous les parents pour une séance d'information. L'appel n'est certes pas resté sans réponse. Les responsables des services éducatifs et la direction de l'école Médéric-Gravel, qui gère le projet novateur, n'ont pas dérougi de la journée. Une pochette informative et une visite guidée des lieux étaient à l'ordre du jour.
La directrice générale de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Chantale Cyr, offrait la première présentation dans le local de l'environnement, agrémenté de tables en bois et de décors reliés à la nature.
Le projet Au millénaire en est un d'école trilingue (français, anglais et espagnol) qui démarrera en septembre. Environ 175 élèves de la maternelle à la sixième année pourraient être accueillis. Advenant une forte demande, une pige au sort est envisagée. Mme Cyr a précisé que les critères de sélection ne seront pas basés sur la performance.
«Il faut que le jeune soit en réussite, mais par contre, ce n'est pas uniquement pour une clientèle dite élite, a expliqué la directrice générale. Il va y avoir des services professionnels, que ce soit d'orthophonie ou d'orthopédagogie. Les critères sont beaucoup en lien avec l'intérêt du jeune.»
Lors du passage du Quotidien vers 13 h 30, plusieurs familles avaient déjà effectué leur visite et d'autres attendaient patiemment leur tour dans le hall d'entrée.
« Les parents sont émerveillés et nous n'avons reçu que des commentaires positifs, s'est réjouie Chantale Cyr. Il faut également retenir que l'apprentissage va se faire en français, ça fait partie de nos obligations. C'est donc le même programme que toutes les écoles, mais c'est le quotidien qui change. De six à huit heures par semaine, le jeune va avoir l'occasion de faire des activités et d'échanger avec ses amis ou ses professeurs, en anglais ou en espagnol. »
Créer un milieu stimulant
La directrice générale espère que le projet implanté à La Baie pour l'année scolaire 2017-2018 va faire des petits. «On veut que ce soit contagieux, a-t-elle partagé. Les jeunes passent beaucoup d'heures à l'école, il faut que ce soit stimulant. Le but de ce projet est de créer un milieu de vie pour le jeune. On veut sortir de la classe un peu plus standard et faire en sorte que le jeune puisse faire ses apprentissages de façon différente. Nos besoins évoluent en tant qu'individus, c'est la même chose pour les jeunes. On est convaincu qu'en éducation, c'est un pas vers l'avenir.»
Une salle de technologies et une salle de psychomotricité, pour les enfants de cinq à huit ans, sont au nombre des installations. Tablettes, tableaux interactifs et lunettes 3D ont fait fureur, dimanche, chez les jeunes. Le journaliste du Quotidien a même pu essayer des lunettes 3D. En quittant, il avait appris quelques mots en espagnol, comme brosse à dents, savon et serviette de bain.
Précision
Par ailleurs, une erreur s'est glissée dans l'article « L'école Georges-Vanier renaît », publié dans la dernière édition Progrès-Dimanche. Les écoles primaires Antoine-de-Saint-Exupéry et des Quatres-Vents sont bel et bien toujours en opération, contrairement à ce qui avait été mentionné.
La salle technologique offre plusieurs outils interactifs aux jeunes, dont des lunettes 3D que le journaliste du Quotidien a pu essayer.
Les parents et les jeunes allumés par le projet
Autant les jeunes que les parents avaient les yeux lumineux, à la suite de leur visite à l'ancienne école Georges-Vanier de La Baie.
Rencontré sur place, Éric Gaudreault souhaitait faire découvrir ce nouvel environnement à son fils de 10 ans, Jérôme. «C'est une superbe initiative de la commission scolaire, a souligné le paternel. Les locaux, la qualité des lieux et les couleurs vives attirent l'attention. Je pense que les élèves vont apporter beaucoup plus d'attention aux différents champs d'activités. En plus des trois langues, le fait d'avoir un support technologique et la beauté des lieux vont leur permettre de mieux assimiler les différentes matières.»
Même si elle habite à Chicoutimi-Nord, la famille Gaudreault n'a aucun inconvénient à l'idée de faire le déplacement jusqu'à La Baie chaque matin. «L'important, c'est l'intérêt de Jérôme», a précisé Éric Gaudreault.
«J'aimerais venir à cette école pour pouvoir parler les trois langues afin de jouer dans la Ligue américaine de baseball parce que j'aime le baseball, a mentionné le jeune étudiant. J'ai beaucoup aimé les couleurs et la section de la robotique. En parlant les trois langues, je vais aussi pouvoir voyager.»