Philippe Couillard

Québec salue l'initiative de Rio Tinto

Le gouvernement du Québec se réjouit des investissements de 16,8 millions $ de Rio Tinto dans des études de faisabilité pour la mise en place du projet Vaudreuil au-delà de 2022, ce qui permettra d'assurer la continuité des activités de la raffinerie d'alumine jonquiéroise.
« Cette annonce est une excellente nouvelle pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean», résume le député de Dubuc Serge Simard, adjoint parlementaire du premier ministre pour la région, dans un communiqué de presse diffusé samedi.
Le premier ministre Philippe Couillard salue également l'annonce. Rio Tinto désire mettre en place une nouvelle technologie d'assèchement et de filtration des résidus, qui forment pour l'instant ce qu'on surnomme un «lac de boues rouges». Une usine devrait être construite en 2018 et les résidus pourraient même être valorisés dans un autre projet.
« L'aluminium est un secteur névralgique pour le développement économique du Québec. Le Québec doit miser sur ses atouts afin de consolider sa position de chef de file et de continuer à innover pour tirer avantage des perspectives de croissance de cette industrie, et ce, au profit de toutes les Québécoises et de tous les Québécois», déclare M. Couillard.
Les études de faisabilité, menées principalement par la firme d'ingénierie Hatch qui a des bureaux à Jonquière, devraient être faites rapidement. Les demandes d'autorisation pour commencer les travaux pourront suivre. La ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade, souligne que le projet Vaudreuil au-delà de 2022 est incontournable pour la poursuite des activités de l'usine, qui compte quelque 650 employés. « D'ailleurs, le projet s'inscrit dans les objectifs de la Stratégie québécoise de développement de l'aluminium 2015-2025, qui vise notamment à mettre en place un environnement favorable à la transformation de l'aluminium et à bonifier la chaîne de valeur de ce secteur », indique-t-elle.
L'Usine Vaudreuil est en exploitation depuis 80 ans et fournit 70 % des alumineries de la région. Le site actuel atteindra son maximum de capacité en 2022. La première phase du projet de 2018 à 2030 comprend la construction de l'usine de filtration et l'agrandissement du site de disposition des résidus. Un nouveau site doit être aménagé pour la phase 2, de 2024 à 2047. Plusieurs citoyens se sont opposés à l'emplacement souhaité dans le secteur du Boisé panoramique à Chicoutimi.