«C'est une bonne nouvelle non seulement pour la ville de Saint-Félicien, mais aussi pour l'ensemble de l'industrie forestière régionale», a déclaré le premier ministre Philippe Couillard.

Québec rend 60 000 tonnes de biomasse accessible

La Société de cogénération de Saint-Félicien a obtenu un permis qui va lui permettre de récolter 60 000 tonnes métriques de biomasse forestière, ce qui représente l'équivalent de 20 % de sa production.
La centrale, propriété de Greenleaf Power, était sur le qui-vive depuis que Produits forestiers Résolu ne lui vendait plus de biomasse. Cette solution trouvée par le gouvernement devrait lui permettre de souffler.
« Grâce au permis que nous lui accordons aujourd'hui, la Société de cogénération de Saint-Félicien pourra s'approvisionner en forêt pour pallier le manque d'écorcesobservé sur le marché, desservir les entreprises de la région acheteuses de vapeur, et continuer de vendre de l'électricité produite à partir de la cogénération. Les volumes de biomasse forestière qui seront récoltés favoriseront la consolidation de31 emplois. C'est une bonne nouvelle non seulement pour la ville de Saint-Félicien, mais aussi pour l'ensemble de l'industrie forestière régionale », a déclaré le premier ministre Philippe Couillard.
Ce permis autorise l'entreprise à récolter le bois jusqu'au 31 mars 2018. L'usine pourra récolter du bois brûlé de la région. Par contre, le gouvernement ne précise pas si une aide financière leur sera accordée pour aller chercher ce bois qui coûte cher à récupérer. La direction n'a pas rappelé Le Quotidien pour commenter cette annonce.
De plus, la compagnie pourra couper des arbres sur un parterre de coupe qu'elle vendra à des propriétaires de scieries. Il n'a pas été possible d'en apprendre plus sur les modalités de l'entente notamment sur les volumes en mètres cubes qui seraient transformé dans les scieries.
La Société de cogénération de Saint-Félicien cherchait depuis plusieurs mois des solutions pour régler cette problématique d'approvisionnement. Depuis que Résolu est propriétaire de deux usines de cogénération dans la région, les écorces se font rares et leur valeur explose.
Comme l'usine félicinoise doit composer avec un prix de vente d'électricité inférieur de moitié que celui accordé à Résolu, elle ne se bat pas à armes égales.