Québec cède devant les agriculteurs: Mario Théberge satisfait

Le président régional de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Mario Théberge, est satisfait de l'abandon par le gouvernement de la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles. Le changement de ministre ainsi que la pression qui augmentait de jour en jour ont permis de faire aboutir le dossier, estime-t-il.
«On est satisfaits, c'est ce qu'on demandait depuis des mois pour revenir avec un programme qui nous satisfait plus, a-t-il commenté d'emblée, en entrevue avec Le Quotidien. Le gouvernement disait que le nouveau programme était à coût nul, mais l'évaluation de l'UPA, qui a aussi été vérifiée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton, montrait que les coûts étaient de 16,3 M$ pour les producteurs agricoles.»
Aucun blocage des sentiers de motoneige n'était prévu dans la région, à l'exception du reste de la province. Les producteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean souhaitaient respecter les ententes signées avec les clubs de motoneigistes de la région. Une activité de sensibilisation était cependant prévue samedi dans six relais de motoneige. Étant donné le revirement de vendredi, elle a bien sûr été annulée.
Mario Théberge estime que le changement récent de ministre de l'Agriculture a aidé à rétablir les communications entre l'UPA et le gouvernement. «La pression était forte partout à travers la province, et avec Laurent Lessard, on tombait avec quelqu'un qui connaissait ses dossiers, on ne tombait pas avec un débutant», a-t-il souligné.
Les communications étaient rompues depuis le début du mois de décembre entre l'UPA et l'ancien ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis. «C'est comme dans un couple: un couple qui ne se parle plus, ça ne finit pas bien!», a-t-il lancé avec humour.
L'annulation de la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles ne signifie pas pour autant que les producteurs agricoles sont fermés à toute négociation future, a ajouté M. Théberge. «On n'a jamais dit que le programme était parfait. On comprend qu'il y aura peut-être moyen d'améliorer le programme si on s'assoit ensemble. [...] On a un ministre qui est parlable.»