Le directeur général du Festival international des Rythmes du Monde, Robert Hakim, salue la décision du ministère du Tourisme du Québec de porter à 60 000 $ l’aide accordée à cet événement. Annoncée vendredi, elle se traduit par une augmentation de 20 000 $, comparativement au montant versé l’an dernier.

Québec augmente l’aide accordée au FIRM

Le directeur général du Festival international des Rythmes du Monde (FIRM), Robert Hakim, a appris une bonne nouvelle vendredi. Le ministère du Tourisme du Québec lui accorde une subvention de 60 000 $ afin de soutenir l’édition actuelle, en cours jusqu’à dimanche. Elle provient du Programme d’aide financière aux festivals et aux événements touristiques.

« Nous nous y attendions, mais je n’avais pas eu la confirmation. Comme nous recevions 40 000 $ auparavant, il s’agit d’une belle reconnaissance de la part du gouvernement provincial. Il faut lui donner ça, il y a eu un effort », a commenté le fondateur de l’événement, vendredi, au cours d’une entrevue accordée au Progrès.

La bonification découle de la décision de Québec de porter à 110 millions $, à l’intérieur d’une parenthèse de cinq ans, l’enveloppe destinée aux festivals et événements. Par l’entremise de la ministre Julie Boulet, l’administration Couillard avait effectué cette annonce en 2017, ce qui a eu pour effet de hausser de 46 % sa contribution au programme.

S’agissant du FIRM, cette décision a eu pour conséquence de le ramener à l’intérieur de la norme de 6 %, ce qui représente la part du budget global assumée par le gouvernement provincial. On parle d’un bond de 2 % et Robert Hakim attribue une part du mérite à ses collègues du Festival western de Saint-Tite. Au même titre que les Rythmes du Monde, ils font partie du Regroupement des événements majeurs internationaux.

« Les gens de Saint-Tite sont de bons porte-paroles pour les régions. Quand ils demandent des choses, ce n’est pas juste pour eux. Il faut toujours vendre sa salade et au Tourisme, tout dépend de la personne qui est ministre. Or, madame Boulet a accepté d’effectuer un ajustement à la hausse », note le directeur général.

Dans son esprit, cependant, cette annonce ne marque pas la fin des démarches auprès du gouvernement du Québec. Il croit que les festivals et événements établis en région ne bénéficient pas d’un appui équivalent à celui qui est accordé aux organisations enracinées à Montréal et Québec. À son avis, la solution passe par un rééquilibrage de l’enveloppe globale, qui n’aurait pas besoin d’être bonifiée une nouvelle fois.

« Il reste du chemin à faire. Dans notre cas, par exemple, il faudrait se rendre à 10 % et je suis convaincu que le ministère du Tourisme pourrait y arriver en réduisant légèrement l’aide versée dans les grands centres. Ça ne les affecterait pas outre mesure, mais en région, ça ferait une différence », énonce Robert Hakim qui, cette année, dispose d’un budget de 1 120 000 $ pour présenter la 16e édition du FIRM.