Quatre nouveaux cas de COVID-19 au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Quatre nouveaux cas de personnes infectées au coronavirus ont été confirmés par la Santé publique, lundi, dont un à la Polyvalente des Quatre-Vents à Saint-Félicien. Il s’agit d’un élève de secondaire 4 et toute la classe du groupe 44 devra étudier à la maison jusqu’au 5 octobre. Il faut toutefois préciser que ces données publiées par le CIUSSS régional ont été partagées avant que l'École polyvalente d'Arvida annonce un quatrième cas dans son établissement.

L’élève de la Polyvalente des Quatre-Vents a été en contact avec 57 personnes, qui ont toutes été identifiées et qui sont en isolement. Des tests de dépistage sont en cours pour les personnes jugées à risque. 

Un travailleur étranger travaillant dans une entreprise agroalimentaire dans le réseau local de service du Domaine-du-Roy a aussi été diagnostiqué positif à la COVID-19. Les deux autres cas ont été causés par un contact avec une personne positive provenant d’une autre région, forçant une dizaine de personnes à se mettre en isolement. 

Après une longue période d’accalmie où très peu de cas étaient recensés chaque semaine sur le territoire régional, neuf nouveaux cas ont été ajoutés au bilan depuis vendredi. Depuis le début de la pandémie, 393 personnes ont été infectées dans la région. 

Éviter le dépistage sans recommandation

Dans les cliniques sans rendez-vous pour le dépistage de la COVID-19, l’achalandage est en hausse constante, si bien que le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean demande à la population d’éviter de s’y rendre à moins que le risque soit clairement identifié. 

« Si vous n’avez pas de symptômes, si vous n’avez pas été en contact étroit avec un cas positif ou si la santé publique ne vous a pas appelé, il n’est pas recommandé de se faire dépister. Près de la moitié des gens qui se déplacent actuellement n’auraient pas besoin d’être dépistés, ce qui complexifie le fonctionnement des cliniques de dépistage », précise le directeur régional de santé publique, Donald Aubin. 

Le CIUSSS recommande de faire une autoévaluation des symptômes sur le site du gouvernement du Québec. Il est aussi possible de parler avec une infirmière afin de vérifier si un test de dépistage est requis. 

Le CIUSSS souligne que les parents d’élèves identifiés comme étant à risque seront contactés. De plus, l’organisation recommande de garder les enfants en observation pour une période de 24 heures avant de compléter l’outil d’autoévaluation des symptômes de la COVID-19, qui permettra de savoir s’il est judicieux de compléter un test de dépistage. 

Un cas à la Polyvalente des Quatre-Vents

« Nous avons été avisés hier (dimanche) qu’un élève de la Polyvalente des Quatre-Vents avait reçu un résultat positif suite à un test de dépistage de la COVID-19, a confirmé Marie-Ève Bernard, conseillère en communication du Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets (CSSPB). Il s’agit d’un seul cas et non d’une éclosion. La Santé publique a communiqué avec les parents des élèves du groupe de la personne, et ces élèves doivent rester à la maison jusqu’au 3 octobre et recevoir de l’enseignement à distance. L’enquête épidémiologique est en cours et c’est la Santé publique qui va déterminer qui doit se faire tester. »

Le directeur général du CSSPB, Sylvain Ouellet, explique qu’un courriel a été envoyé à tous les parents dès dimanche, et des appels ont été faits au besoin. « Si tout se passe bien avec l’enquête épidémiologique, les cours reprendront le 5 octobre », dit-il, en invitant les parents à donner leur adresse de messagerie à l’école pour faciliter les communications. 

Selon les informations de la Santé publique, toute la famille de l’étudiant touché devra rester isolée pour 14 jours afin d’éviter la contamination dans les milieux de travail, ou encore dans les autres écoles du secteur, si l’élève a des frères et sœurs à l’école. 

« Dès que le Centre de services scolaire a été informé, il a dépêché une équipe de nettoyage sur place afin de procéder à la désinfection des lieux », ajoute Marie-Ève Bernard. Dès lundi, l’école était ouverte et tous les autres élèves étaient attendus en classe.

Pas facile de gérer la distanciation avec les ados

Sylvain Ouellet reconnaît qu’il n’est pas toujours facile de faire respecter les mesures sanitaires imposées par la Santé publique auprès des adolescents. « Les ados se sentent parfois invincibles, mais le virus peut avoir des conséquences graves sur leur santé ou sur la santé de leurs proches, dit-il. On fait continuellement des messages et on mise sur l’éducation. Le cas annoncé permettra de renforcir le message ». 

Du service psychosocial a aussi été déployé à la polyvalente pour aider les élèves qui en sentiraient le besoin.