Réjean Ménard a comparu mardi devant le juge Pierre Lortie.

Quatre chefs contre Réjean Ménard

Réjean Ménard, un individu de 44 ans résidant sur la rue Saint-Gérard à Chicoutimi, a comparu mardi au Palais de justice de Chicoutimi devant le juge Pierre Lortie sous quatre chefs d’accusation de harcèlement criminel, menaces, présence illégale dans une maison d’habitation et intimidation.

L’homme se serait introduit dans la résidence de son ex-conjointe, demeurant à Jonquière, entre le 18 juillet et le 5 août pour y poser des actes illégaux.

Selon l’acte de dénonciation, M. Ménard a agi à l’égard de son ex-conjointe dans l’intention de la harceler, sans se soucier qu’elle se sente harcelée, lui faisant craindre pour sa sécurité et celle de ses connaissances.

Pendant la même période, il aurait transmis des menaces de mort ou de lésions corporelles aux enfants de la dame après s’être introduit dans son logement de Jonquière.

Lors des événements, l’homme aurait tenté d’empêcher la dame de communiquer avec les policiers, usé de violence envers elle, en contravention de l’article 423 du Code criminel.

Avant l’amendement à l’acte d’accusation, M. Ménard faisait face à une accusation de séquestration.

À la demande du procureur de la Couronne, Me Nicholas Pinel, le juge Lortie a ordonné que l’individu se voie interdit de communiquer avec la victime et ses enfants.

L’individu connu des milieux policiers est entré par une fenêtre de la résidence de la dame au cours de la nuit de lundi à mardi. Il s’est rendu dans sa chambre à coucher. Celle-ci s’est réveillée et une discussion animée a suivi. Il aurait alors proféré des menaces envers la dame. Cette dernière a tenté de contacter des secours, mais l’individu l’en a empêché en lui enlevant son téléphone cellulaire. L’individu aurait finalement quitté le domicile, ce qui a permis à la présumée victime de contacter les policiers.

Des recherches ont permis de retracer l’homme à Lévis où les policiers de la municipalité ont procédé à son arrestation.

L’accusé, représenté par Me Jean-François Têtu, reviendra devant le tribunal vendredi pour son enquête sur remise en liberté. 

Avec Anne-Marie Gravel