Marie Karlynn Laflamme
Marie Karlynn Laflamme

Qu’arrivera-t-il avec les étudiants internationaux?

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Avec plus de 20 % de clientèle internationale, le Cégep de Saint-Félicien et l’UQAC appréhendent une baisse de fréquentation de leurs institutions l’automne prochain.

Près de 25 % des 6500 étudiants à l’Université du Québec à Chicoutimi proviennent de l’international. Ils étudient beaucoup en science, en génie, en économie et administration, mais ils sont présents dans la plupart des programmes offerts à l’UQAC. Pour l’instant, il est impossible de savoir quelle proportion d’entre eux pourra être présente sur les bancs d’école, virtuels ou pas, à l’automne. « On est en attente des directives et des orientations », souligne Marie-Karlynn Laflamme, la directrice des communications.

Étant donné que la venue de plusieurs étudiants dépend de l’ouverture des frontières, il est impossible de savoir quel sera l’impact réel sur la population étudiante. « La plupart des cours seront offerts à distance à l’automne, ce qui pourrait permettre à des étudiants internationaux de suivre les cours, même s’ils ne peuvent pas voyager », note Mme Laflamme.

Au Cégep de Saint-Félicien, la situation pourrait être encore plus criante, car le roulement d’étudiants se fait plus rapidement au cégep. Cette année, le cégep comptait près de 250 étudiants internationaux, et selon les données colligées, 80 % d’entre eux sont restés au pays.

À l’automne 2020, près de 150 étudiants internationaux devaient faire leur entrée au Cégep de Saint-Félicien, note Stéphane Lévesque, le directeur des études. « On fait le suivi avec eux pour savoir où en sont leurs démarches, mais tout est plus lent avec la pandémie », dit-il. Par exemple, les délais pour obtenir le certificat d’acceptation du Québec ont plus que doublé, passant de 3 à 6 mois, ou plus. Pour ceux qui ont le document en main, il est impossible de savoir s’ils pourront voyager.

« On travaille avec le ministère de l’Éducation pour voir si on peut recevoir du financement pour les étudiants internationaux s’ils étudient à distance », ajoute ce dernier. Plusieurs cégeps et universités mettent de la pression sur le ministère pour faire reconnaitre ces étudiants, mais aucune directive n’a été émise en ce sens jusqu’à maintenant.