Les agents suivent une formation de deux jours offerte par l’École de police du Québec afin de manipuler et d’utiliser le pistolet Taser adéquatement.

Quarante agents formés pour le Taser

Plus de 40 agents de la Sûreté du Québec de la région ont suivi une formation afin d’être en mesure d’utiliser un pistolet à impulsion électrique (Taser). Entre 14 et 16 armes sont actuellement disponibles sur le territoire.

Le pistolet Taser a fait son apparition dans la région en juin 2017. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est l’une des premières régions où les agents de la SQ y ont accès.

« Trois régions ont été visées par un projet pilote en 2014. Ensuite, il y a eu une recommandation pour un achat de masse. La région est une des premières à en avoir à sa disposition », confirme Jean Tremblay, porte-parole régional de la Sûreté du Québec. 

Quarante-quatre agents et deux instructeurs sont actuellement formés sur le territoire régional de la SQ. 

Deux armes sont disponibles par poste. « On essaie qu’il y ait deux utilisateurs par équipe », souligne Jean Tremblay. 

Les agents suivent une formation de deux jours offerte par l’École de police du Québec afin de manipuler et d’utiliser le pistolet Taser adéquatement. 

« D’ici décembre, 16 autres agents seront formés », souligne Jean Tremblay. « La formation est obligatoire, selon les normes de la Sûreté du Québec et de l’École nationale de police. »

Le Quotidien a pu être témoin de quelques exercices de formation, mardi après-midi. Quatre agents de la Sûreté du Québec devaient s’exercer à manipuler l’arme dans le cadre d’un atelier de simulations dirigé par l’agent Nicolas Jobin.

« Lâche ton arme. Recule. Tu vois les deux points rouges sur toi, c’est 50 000 volts. Tu ne veux pas avoir ça. Couche-toi à terre », ont lancé les agents en formation à leur collègue habillé de vêtements de protection afin d’incarner le contrevenant. 

Les agents utilisent d’abord le mode démonstration du pistolet qui permet de voir et entendre les arcs électriques, ce qui suffit souvent à convaincre un contrevenant d’obtempérer. 

« Dans 75 % des cas, le mode démonstration fait bien le travail. L’individu se calme et répond aux demandes des agents. C’est dissuasif, car contrairement aux armes, l’individu sait que l’agent peut l’utiliser », explique Jean Tremblay. « Le but est d’abord de favoriser la conversation avec l’individu. »

Lorsqu’un agent appuie sur la détente, des sondes vont se loger sur le corps de la personne. Un fil conducteur relie le pistolet aux sondes afin de transmettre la décharge qui dure cinq secondes. 

Les agents visent d’abord le dos. Ils évitent le cœur, les parties génitales et la tête.

Dans le cadre de la formation, les agents s’exercent avec les vraies armes qui sont toutefois munies de cartouches de pratique. Aucune décharge n’est émise, mais les sondes sont projetées sur l’agent. 

Le formateur, qui a lui-même reçu une décharge de pistolet Taser dans le cadre de sa formation, assure que le pistolet à impulsion électrique agit au niveau sensitif et moteur. Le cerveau et le cœur ne sont pas atteints. Immédiatement après les cinq secondes que dure la décharge, l’individu est en mesure de répondre aux demandes des policiers. 

Depuis juin, le pistolet à impulsion électrique a été utilisé à quelques reprises sur le territoire régional de la SQ. 

Dans un des cas, le mode démonstration qui n’envoie aucune décharge a suffi à convaincre deux hommes très agressifs d’obtempérer aux consignes du seul policier sur place pour intervenir.