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Maxime Pelletier
Maxime Pelletier

Quand l’amputation n’est pas un obstacle pour Maxime Pelletier

Laurie Wieland
Laurie Wieland
Le Quotidien
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En plein de mois de sensibilisation à la perte d’un membre, le Saguenéen et porte-parole de la cause, Maxime Pelletier, en profite pour sensibiliser la population et envoyer un message d’espoir aux personnes amputées.

Originaire de La Baie, Maxime est né sans ses deux bras. Il est membre de l’Association des Amputés de guerre depuis maintenant 36 ans, une association au sein de laquelle il a « littéralement grandi », a-t-il exprimé au bout du fil.

Cette année, Maxime Pelletier est le fier porte-parole du mois de sensibilisation à la perte d’un membre, une cause pour laquelle il s’implique depuis de nombreuses années, alors qu’il occupe même un emploi en informatique au sein de l’organisme.

« Il n’y a rien de mieux qu’un amputé pour en comprendre un autre. C’est vraiment ça, la philosophie de l’Association ; s’entraider, s’apporter du soutien moral et se dire qu’on passe tous par la même place », a-t-il exprimé.

C’est ce qui motive maintenant le jeune homme passionné et vif d’esprit à redonner à la cause et à apporter son soutien à ceux qui vivent une situation semblable à la sienne.

« On veut faciliter le travail d’acceptation et offrir des outils aux parents, aux amis. Perdre un membre, c’est une dure épreuve et c’est plus fréquent qu’on le pense. On souhaite aussi faire de la sensibilisation aux accidents et aux imprudences, qui arrivent vite », s’est expliqué Maxime au sujet de la mission que poursuit l’Association.

Une passion, une carrière

Le jeune travailleur en informatique est l’exemple parfait que l’absence d’un membre n’est pas un obstacle à une vie remplie.

En 1991, l’Association des Amputés de guerre faisait de lui l’une des premières personnes à bénéficier du Programme ENVOL, en lui offrant un ordinateur muni de logiciels. Ce cadeau aura marqué le début de sa passion pour l’informatique et donc de son métier.

« C’était très visionnaire, en 1991, de me fournir un ordinateur! Ça a vraiment ouvert les portes de ma carrière ; j’ai ensuite étudié en informatique au Cégep de Chicoutimi et j’occupe maintenant un poste à titre de spécialiste réseau au sein de l’Association. »

L’autodérision, son arme secrète

Lorsque questionné sur les difficultés que peut rencontrer une personne amputée, Maxime Pelletier affirme que son arme secrète a toujours été et demeurera l’autodérision.


« Moi, j’ai une grande gueule! J’ai vite compris que si j’utilisais l’humour et l’autodérision pour montrer que je suis à l’aise avec qui je suis, les gens ne m’écoeureront pas. Mon arme, ç’a toujours été la répartie, être le gars sympathique et gentil avec une personnalité assumée. »
Maxime Pelletier

Il ajoute que lorsqu’on ne peut cacher sa « différence », il faut inévitablement développer sa personnalité pour réussir à s’épanouir.

« En gardant toujours la tête haute, personne ne pourra vous écoeurer », a conclu Maxime, qui souhaite que sa résilience puisse en inspirer d’autres.

Rappelons que l’Association des Amputés de guerre améliore la qualité de vie des amputés en leur procurant notamment de l’aide financière pour l’achat de membres artificiels, du soutien par les pairs ainsi que de l’information relative à la vie d’une personne amputée.

Ceux qui désirent en savoir plus ou effectuer un don à la fondation peuvent se rendre directement sur leur site Web ou téléphoner au 1 800 250-3030.