Giovanni Grenon a bien fait rigoler le petit Gabriel Beauchesne, mercredi, lors de sa visite à l’urgence de Chicoutimi.

Quand la police s’habille en père Noël

Il y a 18 ans, à l’approche du temps des Fêtes, le policier Giovanni Grenon est intervenu sur les lieux d’un grave accident. Il a sauvé un petit garçon grièvement blessé, dont les deux parents avaient péri dans la collision. Quelques jours plus tard, l’agent de la Sûreté du Québec a tenu à rendre visite au petit à l’hôpital. Il lui avait amené des cadeaux et en a profité pour remettre un petit présent à tous les enfants hospitalisés à l’unité pédiatrique. Aujourd’hui, Giovanni Grenon perpétue la tradition, année après année, en rendant visite aux enfants des hôpitaux d’Alma et de Chicoutimi, accompagné de ses collègues policiers.

Après les petits patients d’Alma, c’était au tour de ceux de Chicoutimi de recevoir la visite des policiers de la SQ, mercredi en après-midi. Vêtus de leur uniforme de policiers, mais aussi coiffés de chapeaux de Noël, les agents se sont glissés tranquillement dans les chambres de l’unité de pédiatrie, les mains chargées de cadeaux.

Le policier Giovanni Grenon a notamment rendu visite à Michaël Paradis et Cassandra Tremblay, les parents de la petite Maïna.

À la vue des policiers, les yeux des petits patients s’illuminaient pour la plupart, heureux de recevoir cette visite inattendue. Curieux, ils se demandaient bien ce que la police faisait sur leur étage.

« Lorsque j’étais venu voir le petit garçon qu’on avait sauvé, ça m’a donné envie de continuer à rendre visite aux enfants, avant Noël. Leur réaction est la plus belle des récompenses. Un jour, j’avais donné un toutou à une petite fille de sept ans, qui était hospitalisée pour un problème sérieux aux hanches. Il y a deux ans, j’ai intercepté une voiture dont le phare était brûlé sur l’autoroute, pour donner un avertissement. C’était une jeune femme. Elle m’a dit qu’elle me reconnaissait. C’était la petite fille avec le problème aux hanches ! Elle m’a dit qu’elle avait encore le toutou et qu’elle se souvenait bien de moi. J’étais vraiment content ! », a raconté Giovanni Grenon.

L’équipe de la Sûreté du Québec remettait des peluches aux enfants hospitalisés, mercredi. Une tradition initiée par Giovanni Grenon (2e à partir de la gauche) et qui se poursuit, 18 ans plus tard.

Mercredi, une cinquantaine de petits oursons ont été remis aux enfants, de même que des cahiers à colorier, des crayons de couleur, des écussons de la SQ et des gommes à effacer. La mascotte de la SQ, Polixe, était également de la partie.

Les poupons hospitalisés ont également été visités par la cavalerie. La maman et le papa de la petite Maïna Paradis, âgée de seulement 35 jours, ont vu cette visite comme un moment de répit. Ils attendent d’en savoir plus sur l’état de santé de leur fille, qui a un problème respiratoire.

Les agents de la SQ s’étaient présentés à l’hôpital avec une cinquantaine de toutous.

Le petit Gabriel Beauchesne, lui, a entendu arriver de loin les policiers. Patientant à l’urgence, le garçon semblait partagé entre l’envie d’aller les voir et la timidité. Un large sourire s’est toutefois dessiné sur son visage lorsque les policiers lui ont tendu un toutou. Il a fièrement posé avec les agents de la SQ, en enfilant un chapeau en carton. Soulignons que les peluches avaient été payées par l’Association des policiers provinciaux du Québec. Ils ont été confectionnés entièrement au Québec.

« Avec ce projet, depuis 18 ans, je veux partager une belle image de la police. On est aussi capables de bonté ! », a lancé l’agent Grenon, en riant.

Le policier promet qu’il continuera à se rendre à l’hôpital à la veille de Noël, même lorsqu’il sera à la retraite.