La ville de Saguenay arrive au 83e rang.

Qualité de vie: les villes de la région en queue de peloton

Fait-il bon vivre au Saguenay-Lac-Saint-Jean ? Plus ou moins, si on en croit le palmarès de L’Actualité, qui classe la métropole régionale en 83e position sur 103, Saint-Félicien en 86e position, Alma en 90e position, Roberval en 92e position et Dolbeau-Mistassini en 100e position. Les critères d’évaluation n’étaient pas nécessairement à l’avantage des villes de la région, ce qui peut expliquer leur piètre résultat.

C’était la première édition du Palmarès des villes où il fait bon vivre au Québec, mené par L’Actualité. À l’image du palmarès national du magazine Maclean’s, L’Actualité a pu utiliser les données pour dresser son propre classement, mais uniquement basé sur la Belle province.

Les critères d’évaluation, surtout axés sur l’économie, étaient la richesse de la population (salaire, taux de chômage), l’accessibilité (le prix des maisons, par exemple), l’offre de transport durable, la croissance démographique, le taux de criminalité, la présence de médecins de famille, la commodité (accès à des établissements d’enseignement supérieur, cinéma, bars et restaurants) et le degré d’implication des gens envers leur collectivité.

Le palmarès est composé des 103 municipalités de plus de 10 000 habitants du Québec.

Saguenay, qui arrive 83e, a marqué des points concernant l’offre de services, l’accessibilité à l’achat d’une maison ou d’un médecin de famille, mais a perdu des plumes en ce qui concerne la richesse de ses habitants et la croissance démographique.

« Évidemment, ce palmarès ne tient pas compte de bien des critères et n’évalue pas le bonheur des citoyens ou le moral des troupes. Le classement est surtout axé sur l’économie, ce qui explique pourquoi les villes de votre région ne se classent pas dans les premières. Mais ça ne veut pas non plus dire que vos villes ne sont pas attrayantes ! Ce n’est pas comme prendre la température de l’eau d’une piscine, c’est bien plus compliqué que ça. Et on sait que le Saguenay-Lac-Saint-Jean fait face à plusieurs enjeux, dont le vieillissement de la population, ce qui explique les résultats », a expliqué la journaliste de L’Actualité qui a mené le palmarès, Marie-Hélène Proulx.

Saguenay gagne surtout des points quant à son offre de restaurants, de bars et de cinémas, de même que l’accès aux établissements d’enseignement supérieur (cégeps et université). Elle perd des points quant au transport, puisque seulement 1,6 % de sa population utilise le transport en commun pour se rendre au travail.

« Nous prévoyons faire un autre palmarès l’an prochain avec d’autres critères. Il se peut que l’ordre change complètement à ce moment-là », a souligné Marie-Hélène Proulx.

Par exemple, la proximité de la nature et le plein air ne faisaient pas partie des critères examinés.

Le prix des maisons, le grand avantage

C’est Dolbeau-Mistassini qui obtient la position la moins intéressante des villes de la région (100e). Son point fort est l’accessibilité, soit le faible prix des propriétés. C’est d’ailleurs le point fort de Saint-Félicien, Alma et Roberval également, selon les critères qui ont été satisfaits en majorité.

Ce sont les municipalités des Laurentides qui se classent parmi les meilleures du palmarès. Blainville arrive d’ailleurs en tête de peloton.