La co-porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé.

QS n’a rien contre les motoneigistes, explique Luc-Antoine Cauchon

Porte-parole de Québec solidaire dans Roberval, Luc-Antoine Cauchon se porte à la défense de Manon Massé, critiquée cette semaine pour ses propos concernant l’industrie de la motoneige. Cette dernière, rappelons-le, a mentionné que ce n’était pas bon « de brûler du gaz, pour l’environnement », en faisant référence aux motoneigistes. Mais en aucun cas elle n’a parlé de limiter leur utilisation, plaide le Robervalois et candidat solidaire à la dernière élection. Les réactions vives face à ces propos résultent plutôt d’une « dérive médiatique. »

« Un journaliste a posé une question à Manon Massé sur les motoneiges. Elle a simplement dit la vérité. Oui, les motoneiges c’est polluant. C’est une non-nouvelle. Mais les médias aiment faire un drame avec la gauche et la droite », pointe Luc-Antoine Cauchon.

En effet, la représentante de Québec solidaire répondait à une question d’un journaliste qui voulait connaître son avis sur la motoneige. La formation politique est loin de vouloir s’attaquer à cette industrie pour faire baisser les gaz à effets de serre, rappelle le Robervalois.

« Notre vision n’est pas de culpabiliser les gens. Oui, on pollue individuellement. C’est simplement la vérité. Mais en aucun cas on ne propose une mesure pour limiter ou interdire la motoneige. Je suis né dans ce milieu. On a eu des motomarines. On aime faire de la motoneige chez nous », exprime Luc-Antoine Cauchon.

Projets industriels

Selon lui, il faut plutôt s’attaquer aux projets industriels, dont celui de GNL Québec, pour réellement faire baisser les gaz à effet de serre.

« Les véhicules récréatifs sont responsables d’environ 6 % des gaz à effet de serre dans la province. Ce n’est pas en visant les motoneigistes qu’on va réussir à faire une réelle différence. Il faut regarder les vrais coupables et ce sont les gros industriels. »

« Avec GNL, par exemple, on mise sur une industrie qui ne créera pas une roue payante. Il y aura des jobs pendant peut-être 10 ans. On s’en va dans un cul-de-sac avec GNL. Il faut miser sur l’économie circulaire, sur des entreprises comme Ubisoft, CGI, des exemples payants pour la région », insiste le porte-parole dans Roberval.