Provencher est confiant

Le président du Conseil du trésor de Saguenay, Jean-Yves Provencher, croit que la ville et ses syndiqués devraient pouvoir régler le dossier des déficits actuariels des régimes de retraite des employés municipaux par le biais de la négociation.
M. Provencher a pris note des moyens de pression ou de sensibilisation des policiers et des pompiers de la ville afin de dénoncer le projet de loi 3 du gouvernement du Québec, qui veut restructurer tous les régimes de retraite sans égard aux situations particulières.
À Saguenay, les parties patronale et syndicales ont multiplié les discussions et les négociations au cours des dernières années afin de rétablir la situation. Depuis 2008, l'âge de la retraite chez les policiers est passé de 53 à 55 ans (à 60 ans pour les cols bleus et blancs) et les parties se sont entendues pour qu'il n'y ait plus de déficits annuels.
Le seul point à régler était le déficit passé. Les parties ont convenu de ne pas toucher à cet aspect, estimant que les placements et les hausses des taux d'intérêt permettraient de l'effacer. « À Saguenay, nous sommes toujours parvenus à négocier, à discuter et à nous entendre. Et je demeure convaincu que nous parviendrons à tout régler de la même manière », ajoute le président du Conseil du trésor de Saguenay.
Ce dernier dit que les élus de Saguenay vont attendre que le projet de loi de Québec soit passé avant d'aller plus loin, mais il demeure confiant de pouvoir en arriver à une entente avec les syndicats municipaux.
Concernant les moyens de pression, le président de la commission de la Sécurité publique, Carl Dufour, dit comprendre la décision des policiers et pompiers.
« Ils ont le droit de revendiquer. Il faut seulement espérer qu'il n'y aura pas de débordements, mais je ne suis pas inquiet, car ils ont toujours agi de façon professionnelle », a-t-il dit.
Déficit 
Au cours de la journée, certaines informations ont laissé voir que le déficit actuariel des régimes de retraite de Saguenay était de 127 M$, montant auquel il fallait ajouter une autre somme de 26 M$, pour un total de 154 M$.
Sans avoir les chiffres précis, Jean-Yves Provencher confirme qu'il n'est pas de 127 millions de dollars et encore moins de 154 M$, mais qu'il pourrait se situer autour de 110 M$ à la fin de l'année 2014.
« Je ne peux confirmer que le déficit actuariel soit de 110 M$, car les chiffres ne sont pas encore officiels. Mais il n'est pas de 127 M$ ou de 154 M$. Avec les rendements que nous avons obtenus depuis l'an dernier, je ne serais pas surpris que ça soit rendu autour de 110 M$ à la fin de 2014 », mentionne Jean-Yves Provencher.
Ce dernier précise que le déficit actuariel était de 143 M$ au 31 décembre 2012 et qu'il avait été abaissé à 127 M$ au 31 décembre 2013. Les rendements des placements pour 2014 s'annoncent intéressants et pourraient faire en sorte de le faire passer à 110 M$ à la fin de l'année courante.
« Nous avions prévu des rendements de 5,75 % et nous avons obtenu des rendements de plus de 12 pour cent. Ça fait toute une différence », note-t-il.
Jean-Yves Provencher ajoute aussi que les 26 M$ attribués au déficit sont en fait la contribution annuelle de Saguenay aux régimes de retraite. 
« Ce montant ne peut être ajouté au déficit actuariel, car il n'en fait pas partie », conclut-il.