Protection du caribou forestier: dès maintenant, réclame Mashteuiatsh

Pekuakamiulnuatsh Takuhikan souhaite que le gouvernement du Québec mette en place des mesures de protection du caribou le plus rapidement possible pour favoriser le rétablissement de l’espèce qui occupe une place importante d’un point de vue culturel.

Dès 2003, le conseil de bande de Mashteuiatsh avait pris la décision de cesser volontairement la chasse au caribou forestier. « On espérait que l’espèce puisse se rétablir, a mentionné Charles-Édouard Verreault, le vice-chef aux relations avec les Premières Nations et les gouvernements. Si on nous avait écoutés plus tôt, on n’en serait peut-être pas là. »

Alors que le gouvernement a annoncé des mesures transitoires pour protéger le caribou, ce dernier estime que le gouvernement ne donne pas assez d’informations à ce sujet. « Des mesures immédiates doivent être prises, notamment pour protéger les derniers massifs forestiers de la région », a-t-il dit.

Selon Charles-Édouard Verreault, il est désormais minuit moins une, et des actions doivent être prises pour maintenir les populations de caribou et la santé des écosystèmes de la forêt boréale.

« À l’instar de nos ancêtres, nous visons à assurer la pérennité des ressources et le maintien de la biodiversité sur Nitassinan, notre territoire. Le caribou est une espèce culturellement très importante pour nous et pour plusieurs autres Premières Nations, a souligné le vice-chef. Il est indéniable que les actions et les efforts collectifs que la société doit faire pour sauver le caribou forestier ont des impacts qui touchent des activités importantes comme la villégiature et la foresterie, mais nous sommes condamnés à y faire face et à trouver des solutions. Il est essentiel de trouver un meilleur équilibre dans la gestion des activités et des ressources dans nos forêts. »