Promotion Saguenay: un climat malsain s’était installé

La présidente de Promotion Saguenay, Josée Néron, était au courant du climat malsain qui sévissait à l’intérieur de l’organisme de la rue Racine à Chicoutimi et avait eu vent des critiques lancées à l’endroit du directeur général démissionnaire.

Au cours des dernières semaines, notamment du dernier mois, plusieurs critiques ont été entendues en lien avec la manière de gérer de Denis Lemieux.

« J’étais au courant. Depuis le mois de novembre (2017), c’est une organisation que nous étions en train de restructurer. C’est sûr que ça amène un climat qui n’est pas toujours évident. Mais tous les acteurs internes et externes avaient la volonté de réaligner les choses pour que l’on puisse ramener un climat de travail qui soit adéquat. Et M. Lemieux était vraiment dans cette même vision », indique Mme Néron.

D’ailleurs, l’annonce des coupes de trois millions de dollars dans le fonctionnement de l’organisme et la mise à pied de certaines personnes ne sont peut-être pas étrangères à ce climat difficile.

La présidente de l’organisme en avait eu vent.

Questionnée si les mesures financières exigées de la part de l’organisation avaient pu nuire au travail et au mandat de Denis Lemieux, la présidente de Promotion Saguenay assure que non.

« Pas du tout. Toutes les discussions sur les coupes demandées par le conseil municipal avaient été amorcées sous l’ancienne gouvernance de M. Gobeil (Arthur) et toute l’organisation avait déjà commencé à travailler sur les coupes de trois millions de dollars à l’interne. Les coupes étaient déjà prévues. »

« Quant au fait que 97 pour cent des membres de la direction menaçaient de démissionner, je ne sais pas où certains ont pris ça, mais c’est complètement faux. Et le processus de syndicalisation n’a pas eu d’impact dans la décision. M. Lemieux était très à l’aise avec ce processus, surtout que c’est un droit des travailleurs. Il n’avait aucun problème avec ça. Et ce processus de syndicalisation était en marche depuis novembre 2017, au lendemain de l’élection », ajoute Mme Néron.

Certaines sources ont affirmé au Quotidien que rien de tout ça (climat malsain) n’avait été prouvé et que dans le court laps de temps où Denis Lemieux a été en fonction, celui-ci est parvenu à faire avancer des dossiers et qu’il l’avait fait de main de maître.

Par contre, on rappelle qu’il était inévitable que des changements allaient et devaient survenir à la suite de l’élection d’une nouvelle administration municipale.

En ce qui concerne la réorganisation, la mairesse précise que la nouvelle direction pourra poursuivre la réflexion, mais ne cache pas que des choses avaient déjà été proposées.

Quant aux noms qui circulent déjà pour succéder à Denis Lemieux, on retrouve ceux de Priscilla Nemey et de Patrick Bérubé, deux personnes en place au sein de l’appareil municipal et qui avaient fait bonne figure lors du dernier processus de sélection.

Enfin, le nom de Brigitte Simard est aussi mentionné.