La conseillère pédagogique, Julie Lafrenière et l’aide pédagogique individuelle, Sophie Fillion ont dressé le bilan de la première année du projet Première année réussie (PAR) du Cégep de Jonquière.
La conseillère pédagogique, Julie Lafrenière et l’aide pédagogique individuelle, Sophie Fillion ont dressé le bilan de la première année du projet Première année réussie (PAR) du Cégep de Jonquière.

Projet Première année réussie: bénéfique pour la réussite

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Le personnel du Cégep de Jonquière accorde une attention particulière aux étudiants qui entament leur première session grâce à la mise en place du projet Première année réussie (PAR). Un total de 36 enseignants occupent un rôle d’intervenants pivots dans l’ensemble des programmes d’études qui y sont offerts. Les retombées positives sont déjà observables pour l’initiative qui nécessite un investissement annuel de 450 000 $.

« Les études démontrent que les étudiants qui vont réussir tous les cours de la première session de façon significative seront des étudiants qui iront vers la diplomation. La réussite à la première session, c’est vraiment un enjeu clé. On se dit que si on intervient rapidement dans le cheminement scolaire de l’élève, on jouera sur sa persévérance scolaire et sa réussite », explique la conseillère pédagogique au Cégep de Jonquière, Julie Lafrenière.

Difficiles à quantifier, les résultats du projet Première année réussie sont tout de même observables alors qu’une plus grande présence d’étudiants de première année est visible dans les bureaux des divers professionnels.

L’aide pédagogique individuelle Sophie Fillion confirme avoir rencontré des étudiants plus rapidement que prévu grâce au projet. Cette façon de faire permet, selon elle, de réaliser des interventions plus adéquates et efficaces à un moment important du cheminement scolaire de ces jeunes.

Le programme créé afin de favoriser la réussite et la persévérance des étudiants permet également de faciliter leur transition entre le secondaire et l’univers collégial. « On a outillé 36 enseignants pivots qui sont habilités à identifier les comportements scolaires à risque chez les élèves. On les a formés à bien observer et reconnaître ces comportements », souligne Mme Filion.

La conseillère pédagogique Julie Lafrenière et l’aide pédagogique individuelle Sophie Fillion ont dressé le bilan de la première année du projet Première année réussie (PAR) du Cégep de Jonquière.

Ces personnes ciblent les éléments qui se présentent comme un frein à la réussite en classe, réfèrent les étudiants à d’autres ressources professionnelles ou animent des ateliers thématiques. Le projet, qui se déploie en deux volets, permet des interventions dédiées à des classes complètes ainsi que du référencement personnel.

Les actions adaptées aux réalités de chacun des programmes sont réalisées en prévention plutôt qu’en réaction aux situations et aux problématiques. Grâce au projet Première année réussie, les étudiants bénéficient d’un filet face aux obstacles plutôt que de devoir eux-mêmes effectuer le démarchage afin de trouver la ressource pouvant répondre à leurs besoins.

Avant le projet PAR, un étudiant aurait pu s’absenter pendant plusieurs semaines d’un cours et se retrouver au terme de la session face à un échec. La nouvelle mesure permet maintenant de cibler certains comportements scolaires à risque. « Dès qu’il y aura des absences en classe, l’équipe enseignante sera alerte et sensible à cela et nous le signifiera rapidement », ajoute-t-elle.

Cette prise en charge rapide avec les élèves permet plusieurs interventions, dont de retirer un cours avant la date limite d’abandon ou d’effectuer un référencement vers les services d’orientation, de psychologie ou des services adaptés.

L’autonomie des jeunes est également développée à travers ce programme. Un bilan de mi-session est notamment complété. Cette réflexion permet de faire le point sur le parcours collégial nouvellement entamé en plus de cibler les difficultés et les besoins.

Selon les intervenants, ce programme s’ajoute aux autres mesures existantes qui font du Cégep de Jonquière l’un des établissements du réseau collégial présentant le plus haut taux de diplomation.