Le projet IMPACTS est le résultat de la collaboration entre plusieurs intervenants. Sur la photo : Xuân-Lan Vu, chef de service Communications et Communautés chez Rio Tinto, Roxanne Thibeault, présidente de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, Arianne Tremblay, présidente du gouvernement étudiant de l’école Curé-Hébert, Isabel Auclair, directrice du CRÉPAS, et René Simard, directeur de l’école Curé-Hébert.

Projet IMPACTS: retour de la relation élève-enseignant

Un changement profond s’est orchestré, au cours des derniers mois, entre les murs de l’école secondaire Curé-Hébert d’Hébertville, afin de mettre en place le projet IMPACTS sur ta réussite. Une grande mobilisation du milieu est à l’origine de cette nouvelle approche d’encadrement qui permet plus de rencontres avec les tuteurs nouveau genre et des activités d’enrichissement.

Depuis septembre, les 350 jeunes et les enseignants bénéficient des retombées de cette nouvelle philosophie éducative. Amorcé au début de l’actuel calendrier scolaire, le projet a nécessité un réaménagement de l’horaire en classe.

La direction cherchait, depuis quelques années, des façons de se renouveler, de relancer la vie scolaire et d’augmenter l’engagement des élèves. « On a fait beaucoup de tentatives et, finalement, on s’est dit : “et si on revenait à l’essentiel qui est d’être une bonne école, qui s’occupe bien de ses élèves et de son personnel et qui développe la bienveillance ? ” », explique le directeur de l’école, René Simard.

L’école secondaire Curé-Hébert a développé cette structure interne qui permet de rencontrer les élèves pour s’assurer d’un suivi en continu. « On travaille beaucoup sur les fondements de l’apprentissage, soit de sécuriser nos élèves, leur donner le goût d’apprendre, d’avoir la capacité de prendre des risques et de les assumer et de se sentir encadrés et supportés », ajoute M. Simard.

Ce dernier est d’avis que pour travailler et intervenir en amont des problématiques, il faut s’intéresser aux jeunes et les connaître davantage.

Le projet IMPACTS sur ta réussite permet deux rencontres par semaine entre les élèves et leur tuteur. Ainsi, un suivi de groupe ou individuel est fait les mardis et jeudis. Du soutien académique est également accessible deux fois par semaine. Les périodes de 30 minutes permettent aux adolescents de participer à de la récupération, à de l’aide aux devoirs et à des études supervisées. Le personnel de l’école se retrouve alors disponible pour les jeunes.

Le nouveau projet a également permis l’implantation de PM+. Les jeunes ont accès, deux fois par mois, à des activités d’enrichissement. Les activités culturelles, sportives, scientifiques et entrepreneuriales trouvent leur place dans l’horaire scolaire des jeunes. Au cours des derniers mois, ils ont eu l’occasion de piloter des drones, de faire de la robotique et de s’initier à des sports.

Afin d’y arriver, l’équipe de l’école secondaire Curé-Hébert a dû revoir l’horaire scolaire afin de trouver la place au temps de qualité. Pour y arriver, les cours commencent cinq minutes plus tôt alors que la période du dîner est réduite de 30 minutes, passant à 60 minutes.

En voie de terminer la première année du projet IMPACTS sur ta réussite, les élèves de l’école secondaire Curé-Hébert constatent déjà les retombées positives. « On rencontre notre tuteur. On discute avec lui de ce qui fonctionne et de ce qui pourrait être amélioré. Cela nous aide beaucoup », souligne la présidente du conseil des élèves, Arianne Tremblay. Celle-ci confirme la grande participation des jeunes lors des PM+.

Pour réussir son changement majeur, l’école secondaire s’est associée au Conseil régional de prévention de l’abandon secondaire (CRÉPAS). L’organisme offre un soutien personnalisé qui favorise l’implantation de meilleures pratiques qui pourraient se retrouver dans d’autres écoles.

Le choix du mot impact n’est pas laissé au hasard. Chacune des lettres fait référence à innovation, motivation, partenariat, apprentissages, communication, technologies et suivi-soutien.

+

UN LABORATOIRE D'INNOVATION EN PERSÉVÉRANCE SCOLAIRE

(Annie-Claude Brisson) – Le Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS) chapeaute depuis le printemps 2017 un projet de laboratoire d’innovation en persévérance scolaire dans le secteur sud de la MRC Lac-Saint-Jean-Est. Le projet qui découle d’un portrait de la situation et d’un diagnostic permet l’expérimentation d’approches visant la persévérance scolaire.

L’initiative nommée Dans la mire assure le développement d’actions territoriales concertées grâce à la mobilisation des acteurs du milieu. Les objectifs sont d’accroître la motivation et l’engagement des élèves et créer un milieu positif et bienveillant.

Le comité formé de personnes provenant de divers milieux a le mandat de « cocréeer et d’inventer des pistes de solutions ». Dans le cas de l’école secondaire Curé-Hébert, le regroupement s’assure que tous les jeunes disposent de ressources pour « persévérer, réussir et se développer à son plein potentiel ». 

Les traditionnels tuteurs qui accompagnent les élèves du niveau secondaire se sont transformés à l’école secondaire Curé-Hébert en GPS (Guide du parcours scolaire). Le GPS est, selon le CRÉPAS, une personne significative qui développe une relation privilégiée avec les jeunes. Il a accès, dans le cadre de ses fonctions, à un guide contenant 125 outils.

Le laboratoire d’innovation permet notamment le repérage de potentiels décrocheurs et leur accompagnement, une relation positive et de qualité entre les élèves et les enseignants ainsi qu’un ensemble d’interventions simultanées autant en classe, dans les familles que dans la communauté jeannoise. 

Le soutien financier de 300 000 $ de Rio Tinto sur trois ans permet l’expérimentation de ce projet. Un financement suffisant pourrait permettre la création d’autres laboratoires.

+

DES PROJETS DE MATERNELLE 4 ANS À LA CS DU LAC-SAINT-JEAN

(Annie-Claude Brisson) – L’implantation des classes de maternelle 4 ans au Québec oblige les commissions scolaires à un réaménagement physique de leurs écoles. La Commission scolaire du Lac-Saint-Jean déposera des projets d’ajout d’espace pour cinq de ses écoles à l’invitation de la direction de la coordination des investissements du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Les écoles Mgr-Victor de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, Notre-Dame d’Alma, Saint-Bruno, Saint-Julien d’Alma et Saint-Pierre d’Alma sont concernées par la demande.

L’analyse de la capacité d’accueil des écoles primaires en prévision des quatre prochaines années permet de conclure que huit classes sont manquantes dans les cinq écoles. Un déficit d’une classe est ciblé dans les écoles Mgr-Victor, Notre-Dame et Saint-Julien alors que deux classes sont manquantes à l’école de Saint-Bruno et trois à l’école Saint-Pierre.

Le conseil des commissaires a adopté une résolution en ce sens, mardi soir, lors de la séance extraordinaire du conseil des commissaires de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean. Afin de compléter la démarche auprès du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, la commission scolaire soumettra, pour chacune des écoles, un plan d’implantation du bâtiment, l’estimation du coût du projet et une résolution du conseil des commissaires, afin de faciliter l’implantation des nouvelles classes.