Projet de loi 68: l’AQDR inquiète

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Les présidents de l’Association québécoise de défense des droits des retraités et préretraités (AQDR), sections Québec et Chicoutimi, ont des inquiétudes relativement au projet de loi 68 qui vise principalement à permettre l’établissement de régimes de retraite à prestations cibles. Ils demandent au gouvernement de s’assurer que tout en donnant une autre option pour permettre la survie des régimes en difficulté, le PL68 tienne compte des préoccupations des retraités déjà affectés par la situation pandémique.

Bien qu’ils ne soient pas en totale opposition au projet, la présidente de l’AQDR Québec, Judith Gagnon, et le président de l’AQDR Chicoutimi, Jean-Pierre Simard, craignent notamment l’utilisation que peuvent faire certaines entreprises du PL68 pour diminuer les coûts.

Judith Gagnon affirme qu’il est essentiel que les bénéficiaires des régimes de retraite aient un droit de parole « particulier et significatif » en cas de modification de leur régime.

Quant au président de l’AQDR Chicoutimi, il estime que le régime à prestations cibles ne doit pas permettre à certains employeurs de se départir de leurs responsabilités envers leurs retraités dans le but de diminuer les coûts de l’entreprise, et ainsi appauvrir les participants non actifs disposant d’un régime en bonne santé financière.

« Il est d’une importance capitale avec la situation pandémique qui affecte durement les aînés et les retraités de ne pas asséner un ultime coup dur fiscal à leurs concitoyens. Les retraités sont présentement les plus pénalisés pour obtenir un revenu d’appoint avec la COVID-19 : une déstabilisation de leur rente de retraite existante engendrerait une hausse inquiétante d’anxiété chez les aînés », affirment-ils.